no De la Philosophii
il » dans le bûcher ; & le peuple, à ce signal, cric
PartisIII. n ^narhêmeaux philosophes.»
Croit-on que si, dans la fermentation qu’ ex-cite nécessairement un pareil spectacle, Descar"tes ou Pascal s’étoicnt trouvés dans Rome, lepeuple se fût contenté de brûler leurs livres ?Le fanatisme ne sait pas s’arrêter en si beauchemin. Nos philosophes auroient indubitable-ment subi le fort de Catanus & de Jérôme dePrague. Trop heureux encore si les dévots sefussent abstenus de manger leurs cœurs, com-me on a mangé à la Haye celui du grand pen-sionnaire de Witt, & à Paris celui de la maré-chale d’Ançre !
II me semble que les tribunaux ne sauroientêtre trop réservés dans leurs décrets contre leslivres ;parceques’ilsfont injustes,le public lescasse ; & que lors même que le bien public pa-roît les autoriser, ils conduisent indirectementà justifier des meurtres pieux, qui semblentalors ordonnés par la loi.
Le délit que produit la liberté de penser ,est toujours très-arbitraire ; st n’y a point demauvais livre que la logique á’un sophiste ne