de la Nature.
21 î
justifie ; il n’y a point de bon livre que la
L’ H O M M K
mauvaise foi u un dénonciateur n’empoisonne.
L’ H O M M Kavec Dieu.
Toutes les fois qu’il faut interpréter un ou-vrage pour le trouver dangereux , il y a de la
barbatieàdénoncer à la patrie son auteur com-
me un mauvais citoyen.
Ordinairement l’interp ète d’un livre, lorC-
qu’il a intérêt à le flétrir , calomnie la pensée
de sauteur : il ne voit pas , dans les textesqu’il dénonce ,1e bien qui y est , mais le malqu’on a voulu y mettre : il distille son proprevenin sor l’ouvrage ; & presque toujours cevenin de l’interprète est ie seul que la lot aità punir.
Dans une circonstance peu différente , Jo-vien donna un grand exemple aux sectaires deConstantinople. A l’avénement de ce prince autrône des Césars , les Ariensvinrent lui deman-der s exil du célèbre Athanase. S’il paroìt dansAlexandrie , dirent-ils , la ville est perdue.Mais, reportait Jovien, j’ai fait de solides in-formations , & je me luis assuré que ce prélatn’enseigne qu’une saine doctrine. Il est vrai,repartirent les fanatiques , qu’il parle bien ;
O 2