de ia Nature.
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de sa démence , & rentra dans le culte paisiblede la mature.
Les loix contre les magiciens semblent enEurope tomber en désuétude : cependant lefoyer du fanatisme n’est point encore parfaite-
„ morne épouvante ; les plus sages s’éloignent , en gé-,» missant, d’une terre maudite » ensanglantée ; & ceux qui y», relient ne lui demandent qu’un tombeau. On s’attendoit à»♦ la subversion totale de cette déplorable colonie » lors-„ qu’au plus fort de forage , les vagues tombent & s’ap-», paisent : tous les yeux s’ouvrent à la fois. .. On de-», mande pardon au ciel de savoir invoqué par de tels fa-», crisices, d'avoir cru lé fléchir par le sang » qui l’irrite ; òn», baigne de larmes une terre qui fut innocente fr pure avant», d’être souillée par le culte sacrilège & parricide des„ Européens.
r> La postérité ne saura jamais fans doute quelle fut l’o-i» rigine de cette épidémie : elle avoit peut-être fa sourcei, dans la mélancolie que des enthousiastes persécutés avoient„ apportée de leur pays ; qui s'étoit nourrie avec le scor-„ but qu’ils avoient pris fur mer ; qui s’étoit fortifiée par„ les vapeurs fr les exhalaisons d’une terre nouvellement„ défrichée. Cette contagion cessa » comme tous les mauxépidémiques , par !a communication même qui l’épuifa;„ comme tous les maux de l’imagination, qui s’évaporent,» par les transports du délire. Le calme vint après la fièvre« ardente ; & ce sombre accès d’enthousiafme ne reprit„ plus aux puritains de la nouvelle Angleterre. Hift, philos-*" du com . édit. isl-8*. de 1774, tom. VI, pag. 5*51.
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