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Tome sixieme.
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r/s De la Philosophie

gs* 1 * qu’à l’avenir tous les juifs habitant à ToulouseEartií IIl ‘ recevroient un soufflet trois fois par an à la

Párt ie iu.

porte de la cathédrale. Sous le règne de Char-

les le Chauve, ce n’étoit plus que le syndic

qui recevoit en cérémonie le soufflet au nomde la nation ; on soupçonna ensuite , mème enLanguedoc , qu’il étoit contre le droit naturel

de persécuter les enfans parce qu’on avoit haï

les pères , & personne ne fut plus souffleté*Philippe-Auguste, auíïï superstitieux queCharlemagne , mais plus barbare que lui *

& conhlqi

bannit tous les juifs de France

leurs biens, pour venger un jeune homme'déParis qu’on assure qu’ils avoient crucifié (a) i

(a) Rigord , de geft. Philip. Auguft. hist. Franc. tom. 4*pag. 61. — Ce prince les rappella ensuite pour en extor-quer de l’argent ; mais on renourelia alors ('accusationavec des circonstances singulièrement absurdes ; on préten-dit qu’ils s’étoient assemblés , avec la permission de la reinemère, fur les bords de la Seine; qu’ils fouettèrent alorsen cérémonie un jeune chrétien ; qu’ils le couronnèrentd’épines, 8c le crucifièrent : on ajouta que le roi se trouvaen personne à cet auto-da-fé, 8c qu’il fit brûler 80 des in-quisiteurs. — Albéric , trium font. chron. sub anno IlSj.

On pourroit encore douter de ce fait, quand Tacite easeroit le garant ; mais Albéric eteit un moine.