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Tome sixieme.
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D E L A N A T U R E. 271

Philippe-Auguste punissoit un assassinat incei>tain , comme un régicide.

Quand nos rois étoient éclairés , les juifsn’en étoient pas plus tranquilles, parce qu’ilsétoient toujours exposés à la fureur du peuple.Les Parisiens , fous le règne de St. Louis,s’imaginèrent que c’étoit un usage constantdans les synagogues d’immoler des enfans àJéhovah le vendredi-saint.; aussi-tôt le peuplese souleva, & massacra tous les Juifs qu'il putrencontrer ;l’épidémie fanatique se communi-qua dans les provinces ; & on fit mourir, pardivers genres de supplices , 2500 de ces mal-heureux qui ne voulurent pas abjurer (u). Legros de la nation ne voyoit aucun crime dansces assassinats ; pour ceux qui étoient un peumoins barbares, ils alloient l’expier par descroisades.

St. Louis , prisonnier en Asie, donna unédit quibannifíoit tous les Juifs de cette Franceoù il ne régnoit plus ( b ) ; ils revinrent, &

L’Hommiavec Diiv«

(a) Salomen Ben virg. pag. 417.

( b ) Matth. Paris, hist, Angl. p. 57#,