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Tome sixieme.
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276
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Partie III.

t

2.76 De ia Philosophie

c’cst nous qui Pavons appellé ; si les brigandsassaflinent un de tes sujets , c’est nous qui Pa-vons crucifié ; si la peste se répand dans tonempire, c’est nous qui avons empoisonné tesrivières (a) ; bientôt on nous punira du désor-dre des élémens , & on nous imputera des cri-mes qui supposent , dans ceux qui les commet-tent , le pouvoir suprême de la nature.

Ces crimes absurdes font ensuite punis pardes supplices atroces ; on se contenta d’abordde nous accabler d’impôts onéreux ( b ) , &d’expoíbr notre vie à la merci du premier fa-

( a ) En 1339 , la peste ravagea l’Allemagne ; les moinesaccusèrent alors les Juifs d’avoir empoisonné le Rhin & leDanube, 8c iz mille hommes de cette nation furent mas-sacrés , fur cette accusation, dans la feule ville de Mayence.Crujius antiq. suevor. lib. J. — Note du traducteur.

(b) En Turquie les Juifs paient un tribut au grand-sei-gneur pour chaque enfant mâle qui naît parmi eux ; il y yen a un autre pqur le privilège de tenir la synagogue ,un autre pour la permission d’ensevelir leurs morts, unautre pour les pavillons qu'ils doivent fournir aux musul-mans dans l’autre monde » &c. &c. La fortune d’un Juifdcpend fans cesse du caprice d’un visir ou de la haine duMuphti. — Note du traducteur.

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