d’hydraulique. a5
réglés sûres pour déterminer les écoulements par des tuyaux cylin-driques ou coniques déterminés , parcequ’on ne sauroit connoîtreles loix selon lesquelles les parois de ces tuyaux influent pour pro-duire l’inflexion des particules d’eau les plus voisines de l’orificesupérieur.
38. Les loix des écoulements ne peuvent être employées avecquelque confiance que lorsque l’eau s’échappe par des orifices per-cés dans de minces parois ; mais, dans ce cas-là même, leur exacti-tude peut être altérée essentiellement, si, comme on n’en peut dou-ter ( § 24) , la contraction de la veine diminue à mesure que l’ori-fice devient plus grand par rapport au fond absolu. On sait quelorsque l’orifice est fort petit, la veine contractée en est les-f, etque, lorsque l’orifice est égal au fond absolu, la contraction dispa-roît : mais on ignore la loi que suit cet effet.
3p. Les meilleurs auteurs qui aient écrit sur l’hydraulique pres-crivent, quel que soit le rapport de l’orifice au fond absolu, deconsidérer la veine fluide comme les de l’orifice. Il n’est pas dou-teux que cette contraction ne soit supposée trop grande lorsquel’orifice n’est, par exemple , que le ^ du fond absolu; mais commeces auteurs supposent, même dans ce cas, que l’eau en sortant parl’orifice est animée d’une vitesse égale à celle quelle auroit acquiseen tombant de la hauteur du vase, cela fait une espece de compen-sation. Us diminuent bien la grandeur de la veine ; mais d’une autrepart ils en augmentent la vitesse.
40. Voici les réglés auxquelles il nous paroît qu’on doit s’arrê-ter. Toutes les fois qu’on voudra déterminer les écoulements par clqpetits orifices, on supposera que la contraction réduit la veine.aux-f- de l’orifice, et on se servira de cette réduction pour fixer le rap-port de l’orifice au fond. Si, par exemple, on veut déterminer laquantité d’eau qui s’écoule par un vase lorsque l’orifice =J- dufond ; si la contraction réduit la veine fluide aux -f- de l’orifice, cetteveine ne sera que les^ = Y du f° n d. On calculera alors ( § i5)comme s’il n’y avoit point de contraction, et comme si l’ea-u jouissoit
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