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Tome premier.
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DE MONSIEUR PERRAULT.

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dont je parle de la Phyfique : parce qu'ils conßdereront ladefiance que je temoigne , comme une e spece d' out rage fait aumerite s d la noblejse de cette Thilosophie , qui tonte incer-taine quelle es, ne laijsepas de temr un des premiers rangsentre les connoifl'ances humaines , levidence §f) la certituden etant pas ce qui fait principalement leur beaute & leur ex~e ellence. Mais ß l'on vent y hien prendre garde , on trouve-r a que je nai peut-etre que trop de raißon : car Jans parierde ce qui me regar de , & de ce qui peut manquer de ma pari ,d eß certain qrioutre que les ouvragesde Phyfique, avectou -te la noblejse de leur fujet , plaißent ä peu de personnes , laPaniere dont je traite cette mattere , quoi que je la trouveaußi könne qu'une autre, a quelque chofe qui me fait douter ,ß eile pottrra etre approuvee de ceux meme, qui aiment les ou-' Vr ages de Phyfique.

II est confiant que le gout pour les connoijfances naturellese fl un don ßngulierde la nature ; I' Ouvertüre d'efpritpour lesuntres etant commune d toutes fortes de genies : parce qu'iln y a rien dans la vie & dans la fociete des hommes , qui des1& naijfance riy conduife & riy difpofe. Toutes les occaßons ,tous les befoins contribuent incejfamment ä la mattere äl'exercice de ce qui appartient ä la Morale , ä la Politique, ä~1 Eloquence; V ces fortes de connoijfances riont rien que lac-c °utumance n'ait rendu facile & fami lier d tout le monde. Lafiule Phyfique Philosophique efl comme un pais inhabites,dans lequel on na point ordinair ement de commere e , parcequ'il ne fournit aucune des chofos, qui sont de 1'usage communde la, vie: de manter e que fi l'ony veut faire entrer les per-ßnnes , qui riy font pas ne es, on peut dire quelles rien enten -dent pas le langage ; & beaucoup de ceux qui y font nez ,n y ayant pas et e nourris r ne veulent guere se donner la pei-ne de l' apprendre \ parce qu'il demande une altent ion expreßß e , qui cotite beaucoup plus que ce Ile qu'il faut pour les au~tr fs chofe s , aüquelles on s'eft infinfiblement forme des le basAinfi une remarque fur quelque point de morale , oufar la langue qvion fifait , platt infiniment plus que tont cepourroit etre dit fitr un antre fijet , par la joye que iona d e fi fintir capable de comprendre des chofe s, qui font don-nees pour belles & pour excellentes. Au contraire file difi

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