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cours efl de Phyfique , la crainte que l'on a de n'y entendrerien , donne ordinariment un chagrin, qui porte ä avoir aver-ßon pour la chofe , parce qu'on n en connoit que ce qu'elle ade defagreable , qui efl fon obfcurite.
A l'egard de la maniere doni je traite la Phyfique, qui eflde tdcher n'y voir autre chofe que ce que mes yeux ni en pe li-vent apprendre ; cen'eft fas Jans raifon , que je me defie depouvoir obtenir l'approbation des Physjciens de ce tems , dontlaplupari font conffler toutes les decouvertes des chofes na-turelles dans la nouveaute des fait s, G qui ne veulent pointqu'on en cherche les c ause s , parce , difent-ils , que fi hon s'a-mufie d raisonneri on n'aura jamais fait ; & iis ont raifon ■> niayant pas apparence , qu'on puiffie epuifer les trefors de la Sa-geffie infinie deldieu. Mais quoi qu'on fache bien qu'il eßimpofißble de parvenir ä une connoiffiance parfaite de ces cho-■fies ; comme la Philosophie neconffle pas dans la poffieffion ,mais feulement dans 1'amour de la Sagefie, feflime que lamoin-dre ombre, que nous puifflons avoir de ceti e connoifance, meri-te toute notre admiration , & doit etre confderee comme lefiu-jet de notre plus belle etude. II y a encore une autre chofe,qui fait que je nefgaurois etre de l' opinion de la plus grandepartie des P hilofophes , qui veulent que dans la Phyfique ons'attache dunfieul ßfleme : car puifqu'il ne nous efl pas pof-fible de tr ouver le verkable , & que le plus vrai-femblablene le fgauroit jamais etre affiez pour eclaircir toutes les dif-ficultez d'une mutiere ß difficile , ma penfiee efl qu'il les fautrecevoir tous : afin que ce que l'un ne fgauroit faire entendre ,lautre lepuiffie e xp liquer : B pour moi je suisresoluden'en re-jetter aucun de ceux que je tr ouver ai expliquer les chofies pluscommodement par des hypothefies nouvelles , qui efl une chofe quin'efl pas auffi aifee que l'on pourroit croire ; les nouveautez quiont et e introduites desuispeu dans la Phyfique, n'et ant la plu-part que 1'explication des opinions anciennes , que les modernesontpouffieplus loin que lespremiers auteurs n'avoient fait: caron n'a guerepense de choses qui ne fepuiffient trouver dans ceque Diogene Laerce Plutarque ont rapporte des opinions desPhilofophes. II eß vrai qu'il faut un peu aider d quelques-uns de ces anciens auteurs , G les considerer comme des ora-ffies , qui demandent qu' ondivine' une partie de ce qu'ils veu-lent