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Tome premier.
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■ ‘4 DU RESSORT

Que l’air La seconde hypothese est, que l’air voisin de la terre , & dont nousestcom- avons l’ufage & la connoissance , est compofe de trois parties meleestrols^r- cn '' em b!e, dont j’appelle l’une la partie größere , l’autre la pamc/aivi-tLs diffe- /e > & la troisieme la partie etherk. La partie größere est un atms derentes. petits corps mediocrement subtils, mediocrement pesans , &C capablesd’une grande compreffion. La partie subtile est un amas de corpufcu-leS'beaucoup plus subtils & plus pesans que ceux qui composent lapartie größere , raais qui fönt tout-ä-fait incapables de compreffion.La partie etheree est encore incomparablement plus subtile que Iesdeux autres, mais eile n’a point de pesanteur, etant elle-meme la cau-se de la pesanteur des autres corps, comme il fera explique dans la

seconde Partie de ce Traste. Äinsi je n’ai ä parier ici que des deux

autres parties , qui fönt appelle es simplement la partie größere & lapartie subtile de l’air.

Que tous La troisieme hypothese est , que tous les corps que nous voyons-les corps Pont composez d'autres corps invifibles simples Lc indivisibles que l’ontio ons* appelle corpuscules , pour les distinguer des autres petits corps, telsfönt com-que fönt ceux de la partie größere de l’air, qui, de meine que tous lesyofez autres corps que nous voyons , fönt composez de corpuscules. Or cesd’autres corpuscules indivisibles , e’cst-a-dire , incapables d’etre actuellement■visibles 1 " divisez ou rompus, ont naturellement chacun une figure certaine &indivisi- immnable j & ces figures , qui fönt prefque infinies , fe rapportent ä

fcles, deux genres ; en forte que ces corpuscules fönt les uns parfaitement

&ayant fpheriques , ou tiennent de la figure fpherique : les autres fönt de fi-memune S ure cubique, ou en approchent les uns plus, les autres MOMSZ ayantcennine cela de commun qu’excepte ceux qui fönt parfaitement fpheriques ils% ure - ont tous des faces plates. Cela etant, je fuppofe que la partie subtilede l’air & la partie etheree fönt compofees de corpuscules parfaite-ment fpheriques & extremement deliez, les corpuscules de la partieetheree etant incomparablement plus deliez que les autres ; & que lapartie größere , de meine que tous les autres corps que nous connoif-fons, est compofee de corpuscules de figure e ubique , ou approchansde la cubique & de la fpherique, c’est-a-dire , d’une figure ou il serencontre des faces plates; & qu’il y a cette difference entre tous lescorpuscules , que ceux dont k partie subtile de l’air &’ la partie ethereefönt compofees, ne s’attachent jamais les uns aux autres, n’äyant au-cune face piate , mais fönt une masse fluide : & que les corpusculesqui composent les autres corps , le peuvent attacher & fe separer parune infinite de differentes rencontres, qui donnent occasion ä la com-position de tous les corps visibles.

Que les La quatrieme hypothese est , que les corpuscules , dont les chosesCO sibles K ^ ures solides fönt compofees, ont de fi petits intervalles- , 8c föntdont ks* f errez de fi pres les uns contre les autres, que les corpuscules de lacorps durs partie subtile de l'air ne fönt quelquefois pas als es subtils pour s’insinuer

dans