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de meineque lemercure.
III.
Applica-tion desIiypothe-fes pour1’explica-tion generale duIteflort& de hDurete.
Par quel-le raifon
DU RESSORT
J’ai fait une autre experience avec le mercure , qui a quelque ekie-se encore de plus sensible , & qui eil plus steile que celle qui se faitdans fair: car ayant plonge dans le mercure deux corps quoique grof-lierernent polis , j’ai trouve qu’ils ne laiffient pas d’etre difficiles ä se-parer , & ils le fönt auffi plus a proportion qü’ils fönt plus grands &plus polis , & que le mercure eil plus haut & en plus grande quanti-te au-dessus des corps polis : & la raifon qui fait qu’il n’est pas Neces-saire que ces corps foient si polis , que ceux dont on fait l’experiencedans fair, eil que les particules du mercure ne fönt pas si subtiles quecelles de fair groffier, ou du moins parce qu’elles ont quelque difpo-sition qui repugne ä l’introduction , qui eil plus facile ä fair , parcequ’il eil plus fluide.
Leite experience consirme les conjectures que celle qui fe fait dansfair a fournies , pour faire juger que c’elt la pefanteur de la part-iegrassiere de l’air , qui serrant les deux corps polis rend leur feparationdifficile j parce qu’il n’est pas poffible de douter , que e'e ne foit lapefanteur du mercure qui produit un pareil effiet , par la raifon qu’amefure qu’on augmente la hauteur & la quantite du mercure dans cet-te feconde experience y les corps polis fönt plus difficiles ä separer.Mais ces deux experiences portent infensiblement l’efprit ä trouver del’apparence a penser , que la Durete des corps peut etre attribuee ala compreffion, par laquelle un corps pefimt & fluide agit fur les cor-pufcules dont les corps fönt composez, de la meme maniere que l’onvoid que le mercure & l’air groffier agiflent für les corps dont les fa-ces fönt plates & polies.
On peut donc concevoir , que tous les corps fönt scrrez les uns;contre les autres, avec une force qui est egale a la pefanteur de ton-te la partie subtile de l’air, qui apparemment s’etend infiniment par-delä la partie größere que nous respirons; que les corps qui se separentaifement les uns des autres, le fönt par la steilste qu’ils donnent ä-d’autres corps de prendre la place qu’ils quittentj & que pour les fai-re eloigner les uns des autres fans qu’un autre corps prene la placequ’ils quiltent en s’eloignant, il saut forcer la resistance que la pefan-teur de la partie subtile de l’air y apporte ; bien entendu , que quandon dit que ces corps s’eloignent & fe separent fans qu’un autre prenela place qu’ils quittent, on ne pretend parier que de ceux qui ont dela pefanteur, du nombre defquels on excepte le corps ethert , qui estceltii qui prend la place que les autres occupoient , quand ils fe reti-rent, ou quand ils ne peuvent entrer dans les efpaces qui se formententre les corpuseules, qui fönt feparez les uns des autres dans l’effortqu’ils fouffrent lorfque les corps qui fönt reflort fönt pliez , etendus,comprimez, ou redressez.
Mais il saut fupposcr, ainsi qu’il a ete dit, que cette faculte d’avoir
ref-