ET DE LA DURETE' DES CORPS. tj
grande partie des faces des corpuscules fönt parfaitement plates, & ap- tion despliquees si immediatement les unes aux autres , qu’il saut faire vielen- Hypothe-se ä la maße de l’air subtil en une infinite d’endroits qui fönt joints & sf s p ?. ur ■forez enscmble...
Les corps Mols ou mediocrement durs fönt ceux qui fönt joints par culieredepeu de faces plates; Ainsi il saut concevoir qu’il y a par exemple eent ^"^Iquesfois plus de ces faces jointes dans un petit diamant, ä proportion de^^me.sa grandeur , que dans une grande pierre de taille. Les corps Liqui- nes duKes-des, qui fönt oppofez aux Durs, n’önt aucune de ces faces plates, quK 0 ‘t&defoient appliquees les unes-aux autres, mais il y a entre deux des cor- a urete *pufcules fpheriques 8t glissans, par la raifon qu’ils ont tres peu de fa- Ceces plates, qui empdchent non feulement que ces faces fe puillent join-f a ; t p^ 1dre pour produire la durete , mais metne qui rendent les corpuscules treme du-ä faces plates plus mobiles.- Ainsi quelques uns des corps liquides s’e- ret( j & ,apaiffissent par l’action de la chaleur , ä caufe qu’elle en fait fortir les mo ^ esse ’corpuscules fpheriques qui caufoient cette mobilite; c’est-ä-dire, que oequices corps fpheriques etant rendus plus mobiles qu’ils n’etoient, ils fönt fait la lüperdre la mobilite qu’ils caufoient aux corpuscules ä faces plates; par- quiäirc'.ce que cette mobilite des corps fpheriques 8t coulans rend leur exclu-ffon plus facile , 8t cette exclusion donne lieu ü la jonction des facesplates.
Les corps Friables fönt ceux dans lefquels ces parties fönt inegale- Ce q«iment appliquees : car cela fait qu’etant forcez & tirez ils fe rompent^jl^ 1 ' 13 'facilement , fqavoir par la partie ou les corpuscules fönt joints moinscxactement; parce que c’est für cet endroit que tout l’effort agit. Les ce quicorps Vifqueux ou gluans au contraire fönt ceux, ou les parties fönt seit la vis-appliquees avec une egalite qui fait que n’y ayant point de raifon pour- ^0616.quoi les unes fe separant plütot que les autres ellcs resistent ä la fepa-ration , en suivant 8t en obeissant ä feffort ; parce que n’etant pasjointes si immediatement qu’elles fönt dans les corps durs, elles foul--freut toutes une demie feparation , teile qu’est celle qui arrive auxcorps qui fönt ressort: auffi void-on que les corps gluans ont une espe-ce de reslort. Or les choses friables deviennent visqtieufes, lorsqu’e--tant paitries & corroyees on donne moyen aux faces plates des corpul-cules,qui etoient feparees,de fe joindre & de s’appliquer en taut d’en-droits, qu’elles ayent cette union egale & uniforme qui produit la vif--cosite } c’est ce qui fait que la päte mal paitrie fe rompt, & que cel-le qui a etc long temps paitrie fe tire, fe sile, & est gluante.
Ainsi les caules qui peuvent procurer une applicatioivplus inimedia- Fom-te de faces plus droites,plus egales,& en plus grand nombre, (ont ce!- q tle " e rasiles qui rendent les corps plus durs , moins divilibles , 6t plus capables ü . n ccl '
faire ressort. Car seit que la sorge ou 1 ecroiu/lemcnt cnciurcisse f on r en.les metaux; soit qtie^ce foit la fonte ; cela arrive dans ceux que la ser- din-cis pap-is? 6t l’ecrouissemcnt endurcissent,.. comme le fer,.le cuivre, l’argcnt.
l’or,.