ab DU RESSORT
Pourquoi La bosse , qui paroit ordinairement für l’eau quand eile s’est glaceel eai ik^ir dans un va '" e 5 ne pas auss necessairement autre chose que le
abhaut 2 resserrement du vafe, qui alors ne peilt pas faire que l’eau monte egale-des vafes ment & eleve toute la furface qui est au haut du col du vafe,.ä caufe queou eile se dans le temps que ce resserrement commence , cette furface de l’eau8 lacc - commence auffi a feglacer: car il arrive alors, que l’eau etant com-primee pav le retrecisiement du vafe , 8 c cette furface de l’eau quicommence ä fe glacer etant comme un couvercle du vafe qui enferme8 c ferre de fort pres le rcste de l’eau glacee , eile eil contrainte des’ouvrir & de laisser passer quelque portion de l’eau qui n’est pas en-core glacee ; & cette eau fortant peu-ä-peu a mefure que le vafe s’e-
trecit , eile fe repand tout autour du trou ou de la ferne par-oü eilefort, Le fe glaqant ä mefure qu’elle fe repand , forme la bosie dont ils’agit. Pour confirmer cette raifon, il y a une autre experience, quiest de percer avec une epingle la furface de l’eau quand eile commen-ce a fe glacer au haut du col du vase : car on void qu’alors l’eau en.fort 8 c fait un petit jet; ce qui nc peut pas apparemment arriver parune autre caufe que par le resserrement du vafe caufe par le froid.
Ce qui fait ^ l’egard des cavitez qui rendent la glace spongieufe , elles ne fl-ce devfent g n ^enc°pas une augmentation de volume, comme les cavitez quispongieu- tont des yeux dans le pain le signifient; parce que la Fermentation est.
se> tout ensemble 8 c la caufe de I’enflure du pain 8 c celie des cavitez qui,
le rendent fpongieux , le pain ayant des cavitez , parce qu’il s’enfle 8 tfe dilate ; & la glace au contraire devenant spongieufe , parce qu’elles’etrecit en dedans: car les cavitez de la glace n’etant l’effet que deJa jonction des particules qui s’approchent les unes des autres*, peuventaifement etre entendues fans l’enflure de la glace > puifque cela fe faitde la meme maniere que quand le tartre 8 c les parties les plus grösse-res du vin s’approchent les unes des autres pour fe joindre ensemble 8 ca la surßice interne du tonneau : car alors il fe forme une croute , qui.avec le vin qui reste au milieu forme un corps d’un volume egal ä ce-lui que tout le vin, qui emplissoit le tonneau, avoit avant que le tar-tre fe füt separe du reste du vin ; ou st tout le volume est diminuedans la fuite par l’evaporation de quelques unes des parties du vin , ilne l’est point par le dehors; parce que la croute , qui s’est formeeIorfque tout le volume etoit entier, demeure ferme en fon premieretat, Iorfque les parties du dedans s’ecoulent facilement ä caufe de leurmobilite.
Or Iorfque par la compreffion de la partie subtile de l’air les partiesgrösseres de l’eau viennent ä fe joindre intimement par 1 ’exclusion desparticules subtiles, dont l’interpoution caufoit fa fluidite , toutes cesparticules subtiles s’amassent en un endroit 8 c produifent aifement cescavitez , lefquelles occupent de grands efpaces , dont chacun repondä un grand nombre d’autres petits efpaces, qui etoient entre ces par-
ticu-