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Tome premier.
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26 B f RESSORT

son qu’Aristote en apporte , sgavoir , que Petain penetre les pores du -cuivre & les remplit j cela erant d’autant plus vrai-femblable , qu’ilest constant que Petain est un metail d’une subtilste tellement pene-trante , qu’il s’allie avec les autres tnetaux d’une fagon toute particu-liere : car il les penetre meme sans qu’ils soient Pondus ensemble , Stles penetrant les endurcit, ainsi qu’il se void au fer-blanc 8c aux epin-gles, que 1’on fast simplement rougir St ensuite tremper dans Petainfondu pour les blanchir & leur donner une durete incroyable.

L’experience,qui a ete faite au laboratoire de 1’Academie, a eclair-ci les foupqons que l’on avoit raifonnablement de cette penetration dePetain dans les pores dii cuivre. On .a fondu St jette trois boules,l’une d’etain, 1’autre de cuivre, & Pautre d’etain fondu avec du cui-vre : ces trois boules etant de meme volume, ont ete pefees, St Pona trouve que la boule de metail compose pesoit un quart plus que laboule de cuivre : car il est aife de juger que le cuivre & Petain sontdes metaux fort legers St peu durs, a caufe qu’ils font poreux 6c rem-plis d’une matiere metallique sulphuree St imparfaite, ainsi que temoi-gne l’odeur qu’ils ont fans comparaifon beaucoup plus forte que les au-tres metaux : d’oü Pon peut conclure en confequence de cette expe-rience , que les particules de Petain etant d’ailleurs fort subtiles, 6cayant penetre les pores du cuivre, rendent la composition des deuxmetaux tres dure par 1’application des faces plates & polies de Petainä celles qui fe rencontrent dans les cavitez du cuivre, qui ne font pointappliquees les unes aux autres.

Ce qui fait La coagulation & 1’er.durcisiement de la chaux & duplätre, quis"menide mo y enne entre Lclle de la terre simplement dessechee & celle de la

ia'chaux.' terrc Luite & des autres corps tres diirs, etant plus ferme 8t plus in-dissoluble a 1’eau que les uns , & beaucoup moins que les autres , ades caufes de concretion qui ne font anisi que mediocres, etant moyen-nes entre celles de la concretion de la terre- feche 8t celle des autrescorps plus durs.

Car la chaux melee avec le fable fait une concretion tres dure, par-ce qu’etant faite d’une pierre, qui par la violence du seu a perdu pref-que tous fes fels volatils & fulphurez, (on appelle ainsi quelques unesdes particules , qui font la concretion & la durete de la pierre dans fagene: ation) & n’ayant guere retenti que les fixes , qui font ausii dunombre des particules qui font la concretion , & que le feu n’emportepoint , mais que 1’eau feule peut remuer ; il arrive que lorfque Poneteint la chaux , 1’eau que Pon jette dessus , excite un tel mouvementdans les differens fels qui font demeurez dans la chaux , & que le feuavoit a demi detachez , qu’il s’en produit une chaleur , laquc-lle agis-fant fur les pecits cailloux , dont le fable est compoie , en fait fortird’autres leis volatils, de la meme mani ere que le feu les avoit chassezhors de la chaux ; & ces fels entrant dans la chaux , St reprenant la