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Tome premier.
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ET DE LA DURETE' DES CORPS. 27

place de ceux qu’elle avoit perdus, lui rendent fa durete, par une in-troduction de particules subtiles & formees avec des faces tres piares& exactement polies : Lc en cela la durete est produite dans le mortierde la maniere qu’elle est donnee aux marbres & aux pierres precieu-ses: & certe introduction est auffi aidee par la dissolutson que 1’eau faitdes parties de la chaux , qui par ce moyen erant devenues mobiless’approchent 8t se joignent plus facilement. C’est auffi en cela que lacoagulation de la chaux a quelque rapport ä la maniere , dont la terredetrempee reqoit par le moyen de 1’eau la durete qu’elle aquiert en fe-chant, 1’eau faisant avoir une mobilite a ses parties, qui leur donnele moyen de s’approcher & de se joindre.

Le platte , qui se fair d’une pierre qui n’est qu’ä demi cuite , a des du plätte*parties qui ont rapport ä la chaux , fqavoir, celles qui sont parfaite-ment enites , & d’autres qui ont rapport au fable , parce qu’elles sontdem emees erues- C’est pourquoi il arrive, lorsque le platte reduit enpoudre est detrempe, que les parties calcinees s’echauffimt, de memeque fait la chaux quand on 1’eteint, sont sortit les fels volatils , dontles parties erues sont encore remplies, 8c causent une coagulation, quin’est guere differente de celle du mortier de chaux & de fable , qu’ence qu’elle est beaucoup plus prompte dans le platte ; peut-etre parceque ces fels volatils , qui sont rester: dans la partie erue , erant de me-ine elpece que ceux que le seu a fait perdre aux parties cuites, iis secomuniquent plus facilement & plus promptement, que ne peuvent. faire ceux du fable , qui ne sont pas de la meme efpece de ceux quela pierre a chaux a perdus dans la cuisson.

Le ciment & la poudre Pozzolane , qui comme le platte sont ä du ament,demi calcinez , l’un par le feu du fourneau qui a cuit la tuile dont & lale ciment est fait, & 1’autre par le feu souterrain , sont une liaison & j|° ZIola "un corps plus dur etant melez avec la chaux , que ne fait le fable;parce que les fels fulphurez y sont plus degagez & plus prets a fe me-er avec les parties terrestres de la chaux.

Les effets furprenans , qui fe voyent quand 011 casse la pointe des Ce qui faitlarmes de verre , & que l’on attribue au ressort & a la durete de cet- 1,1 stat-te matiere , peuvent encore etre expliquez par ces memes principes, "io^en 11 "si 1’on fuppofe , que le verre , qui est dur ä caufe de 1’exacte applica- p 0u dretion des faces plates & polies des corpufcules dont il est compofe,des lar-:s’amollit au feu par 1’interposition des autres corpulcules fluides, qu’il mes decontient, & de ceux que le feu y introduit, les uns 8c les autres etant veire ”agitez tant que le verre demeure en fusion.

Que lorsque le verre se refroidit ä loisir , une partie de ces corpus-,cules s’exhale , le reste demeurant dans les pores du verre aux endroitsou les faces ne sont pas appliquees; & que c’est ce qui fait qu’il peut£tre amolli quand on le reiner au feu ; & qu’on 1’aroollit plus facile-soent en y melant des fels, qui contiennent beaucoup de ces corpuf-

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