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■ Ce quirend les
Comme cette introductionfoudaine de parties subtiles poussees avec«mal v ^°^ ence est capable de briset & reduire en poudre les corps durs Lckable” &" cassans ; ellepeut aussi au contraire les rendre ductiles & malleables,non cas- si eile est saite insensiblement. Par une sembiable raison les corps sesans. cassent & pettent au seu a cause de Pinegaiite de leur substance, quisiisse passer facilement en certains endroits les corpufcules que le seuagite , Lc leur refuse le pafiäge en d’autres ; car il arrive que les par-ties qui ont laisse entrer les corpufcules agitez leur donnent occasionde faire un effort Contre les autres qui resistent ; & au contraire lorf-que le corps est d’une substance asses egale pour admettre ou refuferpar-tout d'une meme maniere les corpufcules agitez, il ne fe fait au-cune fracture, ni par l’effort du seu , ni par celui des marteaux , par-ce qu’ils pouslent & font entrer fans effort & insensiblement les parti-cules subtiles & mobiles, qulls repandent avec une meme facilite partout le corps.
Je croi que ces exemples fustisent pour expliquer les caufes de IaDurete , en faifant voir que les differentes manieres, ou d’introduiredes particules fluides,- ou des particules formees avec des faces plates,produifent les coagulations , les congelations , les petrifications , lesdissolutions, les fusions, & toutes les autres manieres differentes parlefquelles les corps font diverfement ou amollis, ou endurcis.
Toutes les II est aife par les meines hypotheses , qui ont ete employees pourmanieres expliquer la Durete , de rendre des raifons evidentes & sensibles desc m 5 tous * es Ph enomenes que le Ressort fait dans les corps qui en font ca-tenTa Pex-P a bles. Il est constant que le Ressort fe fait par la puissance qui reduitun corps en fon premier etat apres qu’il a ete ou plie , ou redresse,ouetendu, ou comprime.
Mais il est vrai que ces quatre manieres se rapportent toutes ä cellequi a ete expliquee , qui est la reduction des chofes qui ont ete eten-dues, & leur retour en leur premier etat , fuppofant qu’il y a exten-sion dans toutes les manieres du Ressort.
Car la puissance , qui fait que le corpuscule A , apres avoir ete e-Voyex loigne du corpuscule B par extension , retourne ä fon premier etat,TAB. I. n’est point autre que celle qui fait que le corpuscule C, qui a ete fe-3- pare du corpuscule D par la flexion , y retourne ; parce que ce n’estqu’une ?xtension, qui est faite seulement d’uncote, sgavoir, du co-te G. Le redressement du corps tortu &c plie HI, ä qui Pon donnela figure droite qu’il a en E F , ne se fait point aussi que par 1’exten-sion d’un des cotez , par exemple du cote K. Et enfin la compref-sion, en suite de laquelle les corps fe remettent en leur premier etatpar le Reslort, ne se fait point aussi fans extension; parce que la com-preffion fuppofe la feparation des corps, que l’air tenoit serrez les unscontre les autres par fa pelivnteur , & il arrive que lorfque Peffort,qui fait la compression externe, cesse, les parties feparees se rejoi-
gnent,
tensiondes parties.