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Tome premier.
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z- DU RESSORT ET DE LA DURETE' &c.

sans comparaifon plus grande que la pefanteur de Ia partie größere,ainsi qa’il a ete dit; 6c que par consequent il ne- laut pas trouverec ränge que la puislance, qui est capable de surmonter la pefanteur dela partie größere de 1’air , ne puisle forcer la pefanteur de la partie sub-tile } la raison de cette difproportion est , que la parti c größere de 1’airne s’eleve que fort peu au-destus de la terre, ainsi qu’il est aife deconjecturer par la grande difference qu’on remarque dans les e stets decette pefanteur en un fort petit efpace, lorfque i’on porte un baro-metre au haut d’une montagne : car on remarque une notable diffe-rence dans la deprestion du vif-argent: 6c il y a apparence que la rai-fon pour laquelle on ne s’appergoit point que le Resiort & la Duret edes corps varient, lorfqu’ils fönt tranfportez en des lieux elevez, n’estautre que la grandeur de l’efpace que la partie subtile de l’air occupeau-desliis de la partie größere j cet efpace etaot si grand , que la hau-teur des lieux, fur lelquels nous pouvons nous elever, n’est que com-me rien, a proportion de la hauteur prelque insinie que cette partiesubtile a au-destus de nous, & que Pon peut concevoir asses grande,pour faire comprendre l’extreme disticulte qu’il y a ä separer le> par-ticules dont un diamant est compofe ; si Pon fuppofe encore , (ainsiqu’il a ete dit) que cette partie subtile de Pair n’est point capable decompresiion, comme la partie größere Pest : car cela etant, il sauts’imaginer une mäste tres solide & tres pelante, qui iene de si preis lesparties du diamant les unes contre les autres, qu’ii est impoffibie deles separer le moins du monde, qu’en poustart & foulevant cette maf-fe, dont Penorme pefanteur apporte une resiltance prelque insinie ä cefoulevement.

Enfin je ne croi pas qu’il foit necestäire d’aller au- devant d’une au-tre disticulte, que Pon pourroit encore alleguer, fgavoir, que la gr in-ste solidste & la grande pefanteur , que Pon fuppofe dans cette mästede la partie subtile de l’air, la devroit rendre impenetrable & contrai-re au mouvement’ des corps: car cette disticulte ne fgauroit arreterceux qui auront considere, que cette fubstance subtile, pour etre ca-pable de s’introduire entre tous les autres corps, doit etre«destitueede ces faces plates , qui fönt la principale caufe de la Durete : car iln’y a rien qui empeche de fuppoler que cette fubstance subtile ait cesconditions : joint que Pon void que Pair grostier, tout pefant 6c toutsolide qu’il est, rt’a point cette impenetrabilite 5 que l’eau n’empechepoint les poistons de fe remuer ; 6c que le vif-argent, qui est encoreplus pefant 6c plus solide que ces autres fubstances , n’empeche pointle mouvement des corps qui y fönt plongez , si ce n’est qu’ils fe tou-ehent par des faces plates 6c polies ; car alors ces corps s’attachent en-semble , 6c Pon a de la peine ä les separer , ä proportion que la quan-tite 6c la hauteur du vif-argent a plus ou moins de pefanteur, ainsiqu’il a ete dit.

SE-