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SEGONDE PARTIE.
DE LA
PESANTEUR
, DES CORPS.
Our expliquer les caufes de la Pesanteur, qui n’cst Trien autre chose que la puissance, qui fait que lescorps tendent au centre de la terre , je fais cinq hy- f atueui . 'potheses. s’expli-
JLa premiere est , que la partie etheree de l’air est quent pa*melee avec tous les autres corps, dont eile penetre cin< jltous les intervalles , fgavoir, ceux qui fönt entre les p c es 'corpufcules de la partie subtile de l’air , & ceux qui i a p re ;fönt entre les autres corps compofez de corpufcules; en forte qu’etant mierc.'agitee eile choque 8c pousse les corpufcules , parce qu’ils fönt tousimpenetrables, taut ceux dont Pamas fait chaque grain de la partiesubtile de l’air , que ceux dont les autres corps fönt compofez , c’est-ä-dire , tont le Globe elementaire compofe de la terre , de l’eau , 8cde l’air. Et il saut concevoir, que de meine que la partie subtile del’air a ete etablie, dans la premiere Partie de ce Traite , comme lacaufe du Ressort 8c de la Durete des corps, la partie etheree est icimise comme la caufe de leur Pesanteur , 8c meme de celle de la partiesubtile de l’air.
Je fuppofe en seconu lieu, que ce corps ethere a un mouvement i a s ec ö«»*.circulaire 8c tres rapide autour de l’axe du Monde, allant du Cou- cle.chant au Levant, 8c que ce mouvement lui est naturel.
En troisieme lieu je fuppofe , que tous les autres corps , hormis ce La troisie;corps ethere , ont une repugnance naturelle ä cette rapidite : 8c que me -par confequent, quoique le corps ethere les puisse remuer, iis resi-stent ä l’impreffion du mouvement qui les empörte , de meine quefait un vaisseau, qui ne va pas auffi vite que le vent qui le pousle.
En quatrieme lieu je fuppofe , que le mouvement circulaire de ceLa qua-c orps ethere est tel, que tournänt avec une extreme rapidite autour uieme.de I'^xe de la Terre , ion agitation est differente dans les pians in sinis,dont il saut concevoir que la mäste de ce corps ethere 8c liquide estoompofee , 8c dans les Cercles infinis dont chaque plan est auffi com-P°fe : 8c ce mouvement fe fait ä-peu-pres de la meme maniere que
'tome I. E ce-