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Tome premier.
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DES GORE s; 3 cj>

tfede bas cn haut, ainsi qu’ils 1c doivent etre quand la balance tre-buche.

Car les raifons , que l’on apporte ordinairement de ce Phenomene,ne sone pas convaincantes. Aristote croid, que cela arrive ä cauleque le mouvement des, baffins de la balance, lorfque Tun monte 6cque l’autre defeend,, est oblique ; & que ce mouvement est force &contraire au mouvement que la pefanteur donne aux corps , qui estnaturellement droit. Car par exemple pour faire trebucher le corps A,il le saut faire aller vers B,6c lui faire faire le mouvement oblique AB, Voyezqui est contraire a fon mouvement naturel, qui est le mouvement TAB.'i,droit A C. Ainsi plus le poids est grand dans chaque baffin de la ba- Fl S- 6 *knee,, & plus l’inclination ■ au mouvement droit 6c la repuguance aumouvement oblique est grande , 6c par confequent plus la balance estchargee, 6c plus eile dost avoir de peine a trebucher.

Mais il n’est pas, ce me femble , difficile de faire voir la nullite decette raifon , meine fans examiner fon fondement j il n’y a qu’ä faireUne balance , ou les baffins pu issent monter Sc descendre en droite li- Voyez 'gne : car on trouvera que le trait ne laislera pas d’etre fort ou foible,T AB - H-ä proportion du poids dont les baffins fönt chargez. j’en ai fast l’ex- 11 » -7 *perience avec une balance, que j’ai fast faire-, dont on peut voir lafigure dans la Table II. Fig. 7.

Quelques uns estiment, que la force du trait doit etre attribuee auffottement du pivot de la balance , qui resiste au mouvement ä pro-portion qu'elle est plus chargee. Pour faire voir que l’on peut croireque ce n’est point par cette raifon que le trait est plus fort ä propor-tion du poids , j’ai invente & fast faire une nouvelle maniere de ba-lance , dans laquelle le trebuchement fe fait , fans qu’il y ait aueurvffottement dans les parties qui y ont mouvement ; ou s’il y a quelquechofe qui equipolle ä quelque ffottement, il est evident que ce n’estqu’un tres petit empechement, 6c qui ne peut etre augmentd parBaugmentation du poids ; cependant le trait de cette balance s’au-gmente a proportion qu’on la Charge davantage , d’oii il s’enfuit qu’ilsaut attribuer la force du trait ä la repuguance naturelle que tous lescorps ont au mouvement, par l’exclusion de toutes les autres causesque l’on en pourroit foupqpnner.

La construcfcion de cette balance est prife fur celle de la Machine a-*clever les fardeaux , que j’ai propolee dans mes Notes für Vitruve ; ojjj’applique le rouleau ä une machine montante ä plombqui n’avoitencore ete employe qu’ä celles qui roulent für des plans horizontaux 5 >

° u peu inclinez. Cette balance a un rouleau A , d’un pouce dedia-'uretre , par exemple , qui ferc d’axe ä une poulie BB, de trois pou-ces de diametre, ä laquelle il est attäche, de forte qu’ils tournenc ne--ccssairement enfemble ; les deux bouts du rouleau fönt föutenus parles rubans CD, Sc il y a deux autres rubans qui suspendent les baffins,...

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