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Tome premier.
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VoyezTAB. II.3rig. 8.

40 delapesanteuk '

l’un E, qui est attache a la poulie , Lc l’autre F , qui est attache aurouleau. Lorsque le baffin G descend , il sait tourner la poulie BB,Lc le rouleau A , qui sait monter le baffin H : parce que les rubansqui les fbutiennent etant entortillez d’un sens contraire Tun a 1’autre,il faut que l’un descende quand Pautre monte. II arrive auffi par laineme raison, que lorsque le baffin G descend , il sait monter & lapoulie Lc le rouleau , par le moyen des rubans C & D, qui sont en-tortillez d’un autre sens: & cette elevation du rouleau & de la pou-lie sait, que la montee du baffin H est egale a la descente du baffinG; quoique Pentortillement des rubans ne soit pas egal , le ruban Eetant entortille fur une grande poulie , & le ruban F etant fur un pe-tit rouleau. La raison de cette egalite vient de ce que la grande pou-lie ne laifle pas plus descendre de ruban en tournant, que le rouleaun’en sait monter, a caule qu’en meme temps qu’elle tourne pour lais-ser descendre le baffin G, Pentortillement des rubans C & D sait mon-ter toute la machine , & diminue la descente du baffin G: & cettemeine elevation augmente la montee du baffin H, & supplee ce quimanque au rouleau , qui lui fert de poulie , & qui est plus petit desdeux tiers que la grande poulie.

Le poids I est ajoute au baffin G, afin de mettre la balance en equi-libre; ce qu’il sait, quoiqu’il n’ait que la moitie de la pesanteur durouleau & de la grande poulie, a cause de la grandeur de la pouliefur laquelle sa pesanteur agit. Or il est evident que le mouvernentde cette balance n’a aucun frottement; puisqu’il ne s’agit que de faireplier en rond les quatre rubans; ce qui n’est que comme rien: maisle plus important est que cet empechement n’est jamais different,quelque poids qu’on puisse mettre dans la balance, le pliement desrubans n’etant pas plus difficile dans un grand que dans un petit poids;& cependant le trait de la balance est different, sclon les differenspoids qui y sont mis.

La scconde experience se sait avec de 1’eau dans un vaiffeau parsai-tement rond ; car on remarque que lorsqu’on sait tourner le vaiffeauhorizontalement sur son centre , 1’eau ne tourne point; 8e il y aapparence que cela ne se sait par autre raison que par la repugnan-ce que 1’eau a au movement : parce qu’on ne void point qu’il y aitd’autre cause qui 1’empeche de suivre le mouvement du vaisieau , danslequel eile est, Lc qui la soutient.

La troisieme experience est celle de deux bateaux, que le courantd’une riviere empörte , Lc dont 1’un est beaucoup plus charge que1’autre} car alors il arrive que le moins charge va le plus vite, quoi-qu’enfonqant moins dans 1’eau il donne moins de prise a la puifläncequi les remue tous deux : en sorte qu’il y a apparence que c’est la re-pugnance des corps , dont le bateau est charge , qui retarde son mou-vement, Lc non la resistance de 1’eau , dans laquelle ie bateau le plus

char-