Band 
Tome premier.
Seite
43
JPEG-Download
 

DES CORPS.

4Z

la cause, qui n’est ricn autre chose que la resistance & l’obstacle queJe sond immobile du seau apporte au mouvement de l’eau laquelle frot-te contre , parce qu’il arrive qu’ä mesure que l’eau etant plus eloi-gnee du fond, est moins arretee, eile coulc avec plus de vitesle.

Pour voir Comment 6c par quelle raison les Cercles fönt differens envitesse , il saut mettre dans la meme eau un Globe au milieu & leplongev jusqu’ä la moitie de la profondeur de l’eau: car on vcrra queles particules qui tournent proche du Globe vont plus lentement quecedes qui en fönt eloignees: parce que l’eau qui eft proche du Globeeil arretee par le frottement qu’elle y fair.

La Figure aidera ä rendre cette explication plus claire , si l’on con- Voyczfidere que les particules du plan E F etant plus procbes du fond du ffAB. H'seau doivent aller plus lentement que les particules du plan CHG1D, Fi »' ?-lesqueiies en fönt plus eloignees, 6c que les particules du plan A ßVont encore plus vite , parce qu’elles fönt encore plus ddivrees desob Hades , que Timmobilite du fond apporte au mouvement de l’eau.

Si l’on considere anisi que fuppofant le Globe G immobile, les par-ticules du plan C H G I D feront des cercles differens en force & envitelle , parce que le gvand cercle, que les particules tont allant deC ä D, est plus vite que le petit, que les particules fönt allant de 0 .

Das, & dont le mouvement est retarde ä cause du voisinage du piuspeti^corps immobile G. descorps

La cinquieme supposition , seavoir , que le plus petit des corps in- ifsiisezfufez dans le corps e'there est asses large pour etre nccessairement tou- corps |-che par plusieurs cercles & par plusieurs tourbillons differens en viteste t here est6t en force , n’est pas difficile a comprendre , n’y ayant aueune difsi- asses inrge'culte ä concevoir qu’une chofe tres petite en peut trouver une autre P° ui j ^, treencore plus petite. II saut donc supposer , que quelque petits que*®“^”-soient les corps qui descendent vers le centre de la 1 erre , ilsfont tou- cercles Scjouis afses grands pour etre frappez par plusieurs cercles & par plu- F 1 ' P 1 «-sieurs plaus differens en vitesse 6c en force. ; tourbil-

lons. 1

Avant que de dire quelles fönt les confequences que l’on tire de in.ces tuppositions , & Comment elles fervent a expliquer les caufes de Appbca-h Pefanteur , il saut encore rapporter quelques faits & quelques expe- st 1 ’”fiences, qui peuvent servir tant ä confirmer la probabili te des prin- p 0 q ie se sCl jKS rue l’on fuppofe , qu’ä donner fintelligence & 1’eclairciffement ponri’ex-des confequences qui en fönt tirees. pbcauoa

La premiere experience est celle d’un vaisseau , que le gouvernäh f a e IU 2 U r e *r “it aller obliquement , en l'empechant de fu^vre la direction du vertfiui le pousse droit, par la raison que la situation du gouvernail lui Q i!e !a rc-trouver dans l’eau une resistance , qui l’empeche de fuivre la vi- fstance, -teste du vent, & que cette resistance etant plus d’un cote du vaisseau c l u ’ ul1st- !e de lautre , il s’enfuit qu’il doit aller du cote oü il trouve m° ins poneliad e resistance F i La