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Tome premier.
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44 DELAPESANTETJR

puiflance La seconde experience est de l’eau du seau, dont il a dejä ete par-quilere- ]£ , 8c dans laquelle on a jette de la sciure de bois : car l’eau etantcause d’eti a g^cs en rond , on remarquera que les particules legeres, Lc qui na-changerlagent ou für la surface de l’eau ou entre deux eaux , etant emporteesdh-ection. fans resistance par le cours de Teati , suivent de teile sorte sa direction,que chaque particule deerit toüjours un meme cerele > & qu’au con-traire s’il y a quelques particules qui tombent für le fond lequel est im-mobile , & qifellcs s’y attachent , en forte que par cette raifon , oupar celle de leur pefanteur qui les a fait aller ä fond , dies resistent enquelque maniere au mouvement de Teau , alors dies ne suivent pointsa dircction circulaire , mais tournent en ligne spirale , & fe rendentenfin au milieu oü dies s’amassent. La meme chofe fe void dans lestourbillons de vent, qui fönt tourner de la poussiere & des feuillesfeches; car les feuilles, que le vent a enlevees de desius la terre,,tournent en forte qu’elles decrivent toüjours un meme cercle ; maisedles qui tournent fur la terre , decrivent une ligne spirale y qui faitqu’incontinent elles s’amasient au milieu du tourbillon.

Ces experiences fervent a expliquer la maniere avec laquelle cha-que tourbillon parallele peilt faire aller un corps vers le centre de fonplan, par Tinegalite des Cercles concentriques dont il est compofe,& par la resistance que la repugnance qu’il a au mouvement apporteä Timpulsion du tourbillon.

Latroisieme experience est,,de mettre dans une eau courante dansuncanal, ou meme dans Teau qui tourne dans un feau , la boule de circ,dont il a ete parle , qui est accommodee en forte que fa pesimteur estegale ä la pefanteur de Teau qui lui est egale en volume; ce qui faitqu’elle n’a ni afses de legerete pour nager für Teau, ni afses de pefan-teur pour aller au fond: car si Ton empeche cette boule de couler aussi’vite que Teau coule dans le canal, ou qu’elle tourne dans le feau, en laretenantpar un filet tendu obliquement, &dans lequel eile peut aifementcouler y etant enfilee, eile ne manquera pas de defcendre au fondcar cela fe fait par la raifon que la furface d’enhaut coulant avec plusde vitesie que celle du fond , & toutes les parties , qui fönt entre cesdeux furfaces, ayant des mouvemens plus lents a proportion qtTellesfönt plus proches du fond , les parties de Teau qui se remuent avecplus de vitesie, pousient la boule vers celles qui fe remuent plus len-tement , Lc celles-lä vers les autres, dont le mouvement est encoreplus foible. Suppofe par exemple que la boule G enfilee dans le filA F foit tellement difpolee , qu’elle puisie nager entre deux eaux , &qu’elle puisie aifement cqpler dans le fil : si Ton fait tourner Teau, on-verra que la boule defcendra vers F, par la raifon que le plan de Teau,qui tourne ä Tendroit de CHGID, etant plus fort que celui qui estTab^ii aLl Dessous, & plus foible que celui qui est au desius , les plus fortsrig.g, ' pousseront toüjours, Lc feront defcendre la boule vers les plus foibles,

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