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DU MOUVEMENT
PERISTALTIQUE.
que' celui qui lui arrive lorfqu’elle bout a gros bouillons.
De forte qu’il saut fuppofer deux mouvemens dans les acfions, parq e st 0H .lefquelles la Nature agit fur les humeurs & fur les efprits ; l’un est ma- manifeste,,ni feste, par lequel la maße des humeurs ou des efprits est agitee, pouf- v» vbfcue..fee , Le tranfportee en divers lieux ; l’autre est obfcur , par lequel lesparties differentes , dont est compolee cette maße , fönt d’abord cou"pees & feparees pour le retranchement de ce qui est inutile , & enfui-te melees enfemble, & ensin unies ponr compofer les differens mixtesqui en resultent , foit que ce soit le chyle , ou le lang , ou les partieswem,es qui fönt actuellement nourries, ou enfin les elprits.
Bien-que ce mouvement obfcur depende principaiement de la fub-fiance des Organes qui fönt la coction , & de ce que Ton appelle leiurtemperament, lorfque par le moyen des particules diflblvantes & trän-chantesjs’il saut ainß dire, que ces Organes contiennent , ils divifent &.denouent les liens, qui constituent la nature des matieres für lefquellesßs agissent pour la changer en une autre, en les rendant capables d’etre.fenouez d’une nouvelle maniere* il est pourtant vrai.de dire,que 1 'agi-tatiori & la compression y aident beaucoup, & y fönt mense neceslar-1- es, etant vrai-fembiable que si ces particules diflolvantcs & pene-ttaotes, qui fortent de la fubstance des parties dediees a la coction,
*°nt le cifeau , les parties , qui compriment , qui battent, & qui fer-lc, tt ces particules penetrantes, fönt le rnarteau, avec lequel la Natureti’availlc a l’admirable ouvrage des actions des Animaux , lefquelles de-Pcndent toutes de la coction & de la. diliribucion des humeurs & desSprits.
f ar il saut fuppofer , que toutes les parties du corps etant ferrces & v
c °n.öie ernpaquetees les unes avec les autres, en forte qu’il n’y a pcint
G 3, tle: