54 DU MOUVEMENT
Äion des (j e vuide, les matieres qui fönt contenues dans les cavitez fe trollventalmiens, incefltjujnaent preflees par les parties qui fönt autour des cavitez, Scque l’effet de cette compreffion est encore beaucoup augmente par lemouveraerit du cceur qui pousse le fang dans, les arteres , 8t par celuidu diaphragme Lc des mufcles <^le la poitrine Sc du , ventre , qui hauf-sent Sc baissent Sc paitrissent inccllamment toutes les entrailles j demerae que les untres mufcles agitent auffi tont le corps par leur con-tracti on & relaxation , par la fiexion 3t par l’extension des parties }en forte qu’ä proportion que les Animaux doivcnt ufer d’une nourri-ture plus abondante , la Nature leur a donne plus d’inelination ä leremuer , ainsi qu’il fe void dans les enfans, qui aiment ä courir 8c äfauter , ä caufc du befoin qu’ils ont de fe nourrir beaucoup dans l’ägede leur accroissement.
Sc a lern- Mais si ce mouvement fert , comme il a ete dit, ä la coction desdiltiibu- alirnens ou des efprits , il doit etre estime le principal auteur de leuruon, distribution} parce que les matieres etant ainsi preflees dans les vaif-feaux qui les contiennent, fönt forcees de couler Sc de s’insinuer dansles conduits du corps, meme les plus petits, ou elles peuvent trouverquelque palfage.
qui fe sait Cette compreffion & cette impulsion des matieres contenues eilprindpa- pnncipalement remarquable dans le Coeur Sc dans les arteres , qui lepar l*iin- Lompriment 8c fe resserrent en des maniores differentes : car le coeurpulfion par la force de les fibres, qui s’accourcislänt etrecissent fes ventriculos,ductcm-, caufe une impulsion du fang , laquelle trouve de la resiltance dans lesarteres, parce que leurs tuniques fönt compofees de fibres dures 8c fer-mes; mais eile ne laifle pas de la forcer en quelque facon, 8c cela leurm-es'ks cau ^ c une dilatation , qui produit ensuite une constriction, parcequdles se qu’etant dures comme elles fönt, elles ont le pouvoir de revenir äressea-ent Jeur etat naturel par la force de leur Reffort: 8c ainsi elles cornpri-lorfque le m ent ä leur tour Sc poussent le fang, lorfque Pimpulsion du coeur cef-düate^ ^ e ’ P arce siu'il fe dilate pour recevoir le läng qu’il doit pouffer enlui-' te. Or cela a du etre ainsi : parce que si les arteres fe dilatoient 8c
pretoient beaucoup , lorfque le coeur fe comprime Sc qu’il pouffe lefang dans les arteres, le läng , qui doit etre battu, comprime , 8ccomme corroye , ne le feroit pas fuffifamment, les tuniques des arte-res obe'isiänt ä Pimpulsion , qui doit operer une intrusion violente dulang qu’elies fourrent dans les parties j 8c la distribution fe feroit auflitfop foiblement > de meme que si dans Pinstant que l’on pousse le pi-ston d’une pompe , le tuyau , qui reqoit l’eau pour la porter ou l’onla veut elever , fe dilatoit; car il est certain , que l’impulsion feroitaffoiblie. Il est encore evident, que si les arteres n’obei'lToient pointdu tout, Sc qu’elies demeuraffent fermes, comme feroit un tuyau demetail, Pimpulsion du fang scroit interrompue lorfque le coeur ledilate, 8c feroit aufli beaucoup affoiblie par,cette difcontinuatipn: au--
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