Les corpsinanimezagiflentauffi parce princi-pe,
que l’onappelle lemouve-ment pe-ristaltique,
Les valvU'les ducorps des
56 DU MOUVEMENT
Quelques uns des anciens Philosophes semblent avoir eu Ia menaepensee, mais iis s’en sont asses mal expliquez , pour faire que ceuxqui ont lü leurs Ouvrages ne s’en soient pas apperqüs: si ce n’est qu’aucontraire je les explique trop bien ■, je veux dire , que je leur attribuedes pensees qu’ils n’ont jamais eues.
11 scmble neanmoins, que c’est par ce Systeme, dont il s’agit, quePlaton rend raison de tous les mouvemens que 1’on attribue a la Tra-ction, & qu’il estime que tous les corps qui composent 1’Univers sonttellement ferre z & pressez les uns contre les autres, que pour attircrun corps il n’y a qu’ä lui faire une place , dans laquelle il est necessai-rement pousse par les autres, & c’est la la raison qu’il donne du mou-vement mutuel que le fer & l’aimant ont 1’un vers 1’autrc , sqavoir,qu’ils y sont poussez par la preffion de ce qui les environne. Hippo-crate etablit cette compreffion , qu’il appelle syntonie , & qu’il recon-noit dans les arteres , dans ie cerveau , dans la matrice , oc generale-ment dans toutes les parties du corps. Erasistrate, au rapport de Ga-sten , tient qu’elle est la caule de la coction & de la distributiori desalimens , & Gasten meine ne Ia rejette pas tout-a-fait; il reconnoitmeine dans les muscles une constriction differente de celle qui est vo-lontaire; cette constriction etant salte par 1’accourcissement des fibres,qui comme des Ressorts fentrent d’elles-meines dans leur etat naturel,apres qu’elles ont ete etendues par une puisiance externe. En sin cetteconstriction & cette compreffion des parties se trouve non sculementdans les Animaux , mais la Nature n’a pas voulu auffi que les Plantesen fusient privees: car eile les a rendu flexibles & capables de Ressort,afln qu’etant agitees par le vent, le sue qu’elles contiennent pourleur nourriture soit presse de teile forte entre les fibres qui le con-duisent, que ses parties se melent plus exactement les unes avec lesautres pour la coction de la seve , & soient chassees avec plus de for-ce pour st distribution dans les parties les plus eloignees. Il y a me-rae ä present des Philosophes, qui estiment que les Plantes ont uneconstriction & une dilatation occulte , qui leur tient lieu de respira-tion.
Or ce mouvement, par lequel les cavitez du corps sont ainsi presisees & comprimees, peut en general etre appelle psriflaltiaue , parcequ’il consiste dans 1’approche des parties, leiquelles sont comme en-’Voyees autour d’une autre pour la serrer : & quoiqu’ordinairement onne 1’attribue qua 1’actio n par laquelle les intestins travaillent a la co-ction & ä la distribution du chyle , il est pourtant vrai ejue c’est uneaction commune ä toutes les parties, qui alterent, qui preparent, quicuisent, & qui distribuent les humeurs & les esprhs , qui'sont la imi-tiere & les instrumens de toutes les actions des Animaux.
C’est pour 1’accompliflement de 1’usage de cette impulsion que laNature a place des valvules d’espace en elpace prelque dans toutes
les