PERISTALTI dV E. Lz
qui s’accourcit etant mouillee , ä cause qu’elle est composee de plu-sieurs filets qui sont tors ; mais qui ne fait poinc tourner ce qui luiest 1'uspendu , parce que la contorsion stes fibres de tous les filets n’estpas d’un meme cote.
La feconde man iere est , de concevoir que chacune des fibres quelion peut separer d’une Membrane , qui est capable de la constrictiondont il s’agit , est resendue & comme composee de plusieurs autrespetite« fibres, qui jointes les unes aux autres, d’espace en espace,laislent des intervalles & des separations, comme il se void dans la Fi- Vo - fgure A B , oü quelques uns des intervalles sont marquez i 2 3 4, en tab. Ilseluppolant que chaque fibre est composee d’un bien plus grand nom-Eig. 13.bre de petites fibres qu’il n’y en a dans la Figure : car lorsqu’il avientque quelque substance s’insinue dans ces intervalles sorrnez par la se-paration des petites fibres , . ou que ce qui y est contenu se rarefie,pour peu qu’elles se separent , il est evident que ces petites separa-tions multiplices dans la longueur de chaque fibre , dans laquelle el-les se sont en grand nombre , produisent en uil instant un accourcil-sement considerable , ainfi qu’il se void dans la figure C D , qui re-presente la fibre retrecie & dans sa longueur naturelle , de meme qubla Figure A B represente Comment 1 ’elargissement des intervalles l’ac-courcit. Et cela se peut aisement expliquer par la machine appelleeSauterelle , qui est composee de plusieurs bätons clouez ensemble parles bouts & par le milieu, ou iis sont croisez j. de teile sorte que lors-Voyezque les bätons se separent, la machine s’ouvre & s’accourcit, & qu’el- TAB - BI. ■le se ferme & s’allonge lorsqu’ils se rapprochent; la Figure N repre* Fl °' 14 ‘sente la Sauterelle ouverte, Le O la represente fermee.
Mais il est necefiaire de supposcr , que la contraction du musclese fait, parce que chaque fibre en son particulier est raccourcie dela maniere qui vient d’etre expliquee ; sqavoir, par un nombre in-nombrable de petites dilatations qui se sont dans chaque petit Inter-valle , parce qu’il n’y a que ce grand nombre de petites dilatations,lesquelles toutes ensemble sont une somme considerable , qui pulsteproduire suffisamment 1 ’acconrcistement du muscle , la grande dilata- Voyez'tion qui sitit son ventre n’etant pas capable de le produire , parce tab. Ulstqu’elle est unique. La Figure suivante le fait voir, ou il est evident r ‘=’ L-que les fibres EFG, & GHE, qui etant eiargies sont le ventre FH,
Ne sont point d’accourcissement considerable a l’egard des fibres! KL,
Sc LM I , ni qui soit comparable a raccourciflemenr, que la fibre*
A B a ä 1 ’egard de la fibre CD, dans la Figure 13. de la Table 111 .
La troisieme maniere est une hypothese , qui est contraire aux hy--poiheses du.Systeme ordinaire : car c’est en jupposant que les fibres-des museles ou des membranes agifient, parce qu’elles sont naturelle-rem tendues , de meme que l’os est naturellement dur, !e cartilago°aturellement flexible : en sorte qu’elles sont toujours en un etat vio-
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