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Tome premier.
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PERISTALTI Q^tT E. 6s

ste la forte tension des mufcles qui tirent de tous les cotez : car il estevident que cette tension n’est point volontaire , Sc que si leur relaxa-tion, qui seule selon ce Systeme est volontaire , n’est pas alors en lapuisiance du malade , ce n’est que parce que la relaxation volontairene se fast que d’un des cotez , St que pour la reduction des luxationsil faudroit une relaxation generale des mufcles de l’un & de 1’autrecote, c’est-ä-dire, des flechisiures, des extensores, &c.

C’est par cette m£me contraction naturelle ä tous les mufcles quedans k paralysie , lorfqu’elle caufe la relaxation des mufcles d’un descotez, St dans les playes , ou les tendons des mufcles font coupez, ils’en ensuit toüjours une contraction involontaire stes mufcles oppo-sites.

Lamaniere, dont les mufcles fphincters agisient, fait encore com-prendre quelle est cette contraction naturelle ä tous les mufcles: carles fphincters n’ayant point d’action foumife a la volonte , il s’enfuitque leur contraction est naturelle j & en e stet les fibres d’un sphincterparoissent toüjours tendnes , quoique PAnimal n’ait aucune intentionde les tenir tendues; & cela n’est ainsi , que parce que les fphinctersn’ont point d’antagonistes, qui empechent de remarquer leur tension,comme iis 1’empechent aux autres mufcles qui en ont , & ou la ten-sion ne paroit point lorfque 1’Animal ne fait ni flexion ni extension,quoiqu’alors les mufcles foient actuellement tendus , ainsi qu’il estprouve par ce qui arrive aux luxations, aux paralysies , Lt aux blesifures.

Cette puisiance de tirer aveo tant de vehemence fe remarque encoredans les parties des Animaux apres leur mort , ou il le trouve quel-quefois des mufcles tendus avec une Force prefque infurmontable : ei-le est encore remarquable dans la tunique stes atteres , qui fe trouventtellement resierrees apres la mort, que tout le fang cn est exprimedans les porositez , ainsi qu’il a deja ete remarque. Or cette forcene peut etre attribuee a l’introduction d’une matiere subtile capablede remplir les intervalles des fibres ; parce que cette matiere subtile,qui fe disiipe aifement, n’est pas propre a entretenir une tension tei-le qu’est celle de ces mufcles , qui dure jufqu’a ce que k pourritureait change la difposition des corpufcules, dont les parties font com-pofees, en falsant entrer entre les faces plates, par ieiquelles iis fontjoints , d’autres corpufcules ronds & fluides , qui empechent Pappro-che & la jonction intime , de laquelle depend toute la force & toutek fermete des parties.

L’explication de la maniere, que la contraction 8t la relaxation desmufcles se fait avec tant de force & tant de promptitude , est une"ctiose tres difficile ; mais on peut dire qu’il y a des difficultez pourc cta dans le Systeme ordinaire , qui se trouvent moindres dans cetui-c i> car il n’est pas si aife de comprendre comment l’introduction d’une

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