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Tome premier.
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7 g de la circulation de la seve

(S’istribu- parfaits par une sorte d’impulsion , qui ne se rencontre pas dans le?tiondela pp jn t e s , ou l’on ne trouve point de partie qui comme le coeur aicre ""ea" une ccmtraction manifeste & puissante , par le moyen de laquelle lesuppiee suc nourriffier soit pousse avee violence jusqu’aux extremitez des par-dans les tics vivantes. Mais il faut austi remarquer que la Nature a suppiee enPlantes, quelque sorte a ce defaut dans les Plantes par un autre moyen , quiest de les rendre flexibles , afin qu’etant agitees par les vents , les suc?flexibih'te contentis dans leuis pores soient comprimez par les differentes flexions’ que les branches souffrent , 8c qu’ils soient pouffez les- uns jusqu’auxextremitez des fernstes , fgavoir , ceux qui y montent pour la nourri-ture, 8c les autres jusqu’au bout des racines, fgavoir , ceux qui re-t-ournent en cet endroit pour y etre cuits & preparez de nouveau.

Car s’il fe rencontre des Plantes qui se nourriffent, quoiqu’elles nesoient pas flechies par l’agitation du vent, dies ont cela de communavec les Animaux', dont quelques uns ne so trouvent point avoir au-eune partie , qui par un mouvement regulier de contraction 8c de re-laxation ait analogie avec le coeur j & la distribution de la nourritu-re ne laiffe pas- de so faire dans les uns & dans les autres de ces vivans,par les differentes dispositions des parties pour reeevoir ou pour rejet-ter les sues differens. Ainsi dans les Animaux ou dans les Plantes,eü la Circulation n’est point faste par des organes qui portent les di-vers so es ensermez dans des canaux differens , mais leulement par laseparatiefn & par le choix que cbaque partie en fast en reeevant cc quilui est propre , il faut supposer dans les pores de ces parties des figu-res ou d’autres dispositions diverscment capables de filtrer les sues dif-ferens, ou de les rendre differens* par la filtration : de meme auffi par-mi les Plantes , qui ont eu besoin d’organes circulatoires pour trans-porter & conduire separement les sucs de diverse nature , les uns ontune double ecorce , dont l’une sott ä porter le suc qui monte, 8c l’au-tre celui qui descend; les autres qui n’ont qu’une ecorce donnent pas-sage ä l’un des sucs par l’ecorce , & ä l’autre entre le bois 8c l’ecorce,ou par les pores qui tont dans le bois entre les fibres dont il est com-pofe , ou il so trouve le plus souvent qu’il y a une partie plus solide jque le suc plus subtil & plus volatil, tel qu’est celui qui monte pourla nourriture , penetre aisoment ; 8c une autre qui est plus poreuse,par laquelle le suc aqueux crud & pesant a accoutume de defcen-dre.

par leur II saut donc supposer pour concevoir de quelle mattiere la distribu-attraction, tion de la nourriture so fait dans- les Plantes , que fout ce qui estici-bas, etant ferre 8c prelle par la pesanteur de l’air, est toüjours pretä so remuer versTendroit oü ce qui resiste ä fön mouvement vient äceder 8c ä lui faire une place, 8c qu’il y est incontinens pousic parcette puissance de l’air: de sorte que l’on peut entendre , que le mou-gement 8c so tranlport de la- seve des Piantes est vers l’endroit ou st