DES PLANTES. 77
fe fast quelque diffipation , qui donne lieu au suc voisin de prendre laplace que celui qui est diffipe a quittee ; & cela est ce que Ion ap-pelle vulgairement attraftion.
II saut encore entendre , que le suc , que la terre contient propre ä par l’im-la nourriture des Plantes , doit entrer dans leurs racines , & monterjufqu’ä l’extrdmite des parties qui fe nourrissent, par deux moyens> yej. tm ° e u 'l’un est 1’iinpulsion , l’autre est l’ouverture des conduits qui doivent des con-recevoir & donner passage ä ce qui est pouffe ; l’un & l’autre fe fait duits cnu-par la rarefaction , qui est capable non feulement de dilater les con-duits & les pores des racines , mais austi de faire gonfler le suc conte- t ; on>nu dans la terre , lorsque par la chaleur du dehors, jointe ä celle quiest dans la terre , & par celle de la fermentation qu’il conqoit ä l’at-touchement des racines , qui en contiennent le principe , il souffreune dilatation qui lui fait avoir befoin d’un lieu plus fpacieux pours’etendre : car cette dilatation le force ä s’insinuer dans les conduitsqu’il rencontre ouverts, foit dans la racine , fort dans le tronc & dansles b ran dies , iufqu’ä Pextremite de la Plante : c’est pourquoi ce n’estpas improprement qu’en Franqois on dic que les Plantes pousient,loriqu’elles croissent & qu’elles produifent de nouvelles branches. Orcette meme impulsion, qui fait monter le suc propre a nourrir en luifaifant penetrer les pores difposez ä le reeevoir, est la meine puiflance,qui fait descendre celui qui n’y est pas propre a cause de sa erudite, Sequi rentfqui n’etant capable de passer que par les canaux difposez ä le conduire encor 5 lavers la racine, eit contraint dy delcendre. II faut-ajouter que 1 un re j e2;ere .& l’autre de ces fucs ont encore chacun un principe de ce different & volatilsv-rnouvement > fgavoir , dans le fue crud & inutile la pelanteur quile fait descendre , & dans le fuc nourriffier la legerere qui lui aide ä -monter y la volatilite etant une des principales conditions de la nour- -riture.
II est neanmoins necesiaire d’entehdre , que cette volatilite ou lege-rete de la nourriture ne fe doit pas toüjours prendre pour la cause durnouvement qui porte feulement en haut, mais fimplement pour lacause de la mobilste ; parce que la nourriture va presque auffi facile-ment dans les parties inferieures des Animaux , que dans les superieu-res j & cela meme doit etre neeeffairement suppofe dans les Plantes,dans lefquelles la seve qui nourrit la racine, & celle qui nourrit lcs par-ties hors de terre , doivent avoir un rnouvement contraire & des im-pulsions differentes.
Et c’est en cela entre autres choses que la maniere de la nourriture ^ lul ’ eöc de l’accroiffement des Plantes est differente de celle des Animaux •' c °[je r e'de •car Ja nourriture des Animaux & leur accroiffement fe fait par la distri- necessi-bution que le coeur fait du fang en le pouffimt dans toutes les par- st “Je hties,.au milieu defquelles il eil situe pour les nourrir toutes d’un mdmcV^ u ^', sbing ; mais dans les Plantes, suivant les Conjectures qu’on peut tircv le .
J.x y de j j