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Tome premier.
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I

DES plantes; 85

sacine un suc moins crud que nelt celui qu’elle regelt de la terre,parce que ce suc est cuit & prepare par Paction de leur vertu vege-tative, la racine employe plus utilement fa force fur ce suc, & le per-scctionne avec plus de tacilke.

Dans 1’enture des Arbres on experimento que les entes profitent da-Vantage fur certains sauvageons , qu’elles languissent fur d’autres , &meurent souvent l’un & 1’autre. Quoique cela se pulste attribuet ala grande distemblance des Arbres , qui se rencontre quelquefois teileque la disposition des conduits», dans lefquels la racine & le tronc dessauvageons recoivent & preparent la nourriture qui leur est convena-ble, n’est pas propre a Pente , a cause qu’elle a une disposition quidemande une nourriture autrement preparee 5 il y a neanmoins unfait particulier dans la rencontre dont il s’agit, duquel il semble qu’onne peut rendre la raison que par Phypothese de la Circulation : caron a remarque que le plus souvent la racine est la premiere qui paroits’affoiblir & comme s’emmaigrir dans ces tortes d’entures , lorsquePente ne donne encore aucune marque de la mauvaise disposition oueile tombe dans la suite : comme £ dans la jonction , qui fc faitdu fauvageon avec Pente , la feve qui monte dans le fauvageonetant une humeur penetrante & pousiee avec violence par la racines’insinuoit sacilement dans les conduits que Pente a pour la laisser inon-

V.

Quelque-ifois la ra-cine dansles Arbresentez s’af-foiblitavant que'1'Arbremcure >

ter, en les dilatant & rectisiant en quelque maniere la figure qu’ilsdoivent avoir pour lui donner entree ; & qu’au contraire Phurneur quidescend de Pente ne se trouvat pas asses subtile pour pouvoir entrerdans les conduits descendans dans le fauvageon, qui ne Pont pas dilpo-fez de la meme maniere que les st ens ; & qu’ainsi la racine etant pri-vee de cette humeur qui lui doit revenit, devint languislante , & quefa langueur fe communiquät au reste de 1’Arbre , & en caufii: enfin laperte entiere.

Cela n’est pas difficile a comprendre , si Pon considere ce qui arri-Veroit a un Animal a qui le fang seroit empeche de retourner auCoeur avec la sacilite ordina!re > & si 1’on fait restexion fur ia forceque le sang arteriel a de penetrer les porositez de toutes les parties, &que cette puissance ne fe trouve point, dans le fang contenti dans lesdeines.

par le. dc-fautdu re-tour desrestes dela feve Lla racinev

Avant arrache de terre plusieurs Plantes pareiiles & entieres avec y\ rCll rs racines , on en a choisi une dont le tronc fe divise en deux bran- I - a noun-i-fhes : on Pa plong.ee dans 1’eau feuiement par le bout d’une des deux w . ire n * .otanches , Lc Py ayant laistee quelques ;ours, olle s’est non foule- qusfo^L"went entretenue fraiebe , mais este a encore pousie de nouvelles feuil- la racinees du cote meine qui n’etoit pas mouille, pendant que les au tres Plan-^ t ' c P ai ' iestes fe sont entierement deffechees. Cela a fait juger,, que dans la Plan- 1 es ”

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