Band 
Tome premier.
Seite
95
JPEG-Download
 

DE S PL antes;

9'f

rej'ettön du meme Arbre, qui a pris & qui a pousse des feuilles & des des raci-branches. nettiree9 ;

Cette Experience fournit les inemes inductions que h precedente, dedu moiiis a l’egard du mouvement contraire de deux seves dans ]<fsPlantes j le mouvement de Ia leve , qui va du tronc de la racine pours a ; t vo ; rsortir par son extremste entee & passer dans le rejetton , etant con- qu’il y atraire au mouvement, que la racine donne au sue qu’elle recost de la un rnou "terre, & qui entre par les extreimtez pour aller vers Ion tronc. s eve

vers les

Les Arbres , qui comme le Bouleau , la Vigne, & le Noyer jet- extl ^ mi ‘tent au printemps une grande quantite d’eau loifque Ton coupe leur aecorce en travers julqu’au bois , jettent la meme eau & en memequantite par leurs racines , fi , apres avoir fouille un peu loin du pied xiV.de 1’Arbre, on decouvre la racine & on en coupe les extremitez. Cc- Cette me-la etablit encore la probabilite du mouvement de la seve , qui retour- me seve a *ne des extremitez des branches aux extremitez des racines : car on nepeut pas dire, que la racine etant picine & gonflee du suC , .qu’ellel’extremi-a reqü de la terre , le laille sortir par son extrdraite coupee, de meme re des ra-qu’un vase templi de liqueur la laille ecouler , cpiand on le perce par •

le fond j puisque le long temps que dure cet ecoulement d’humeurp e;aqueule, & la grande abondance de suc, qui fort continuellement parees extremitez des racines, n’ayant aucune proportion aVec ce qu’ellespeuvent contenir lorsqu’on les coupe , fait aisement juger qu’il eil ne-cessaire que cette liqueur vienne de toute la Plante , 8c qu’elle descen-de des branches vers les racines.

II y a encore une autre Conjecture pour cela , qui est, que cette £ nr cc C J U ‘Experience fast voir que cet ecoulement de suc par Pextremite ^esracines coupees n’affoiblit pas autrement 1’Arbre que celui qui se^ fait riuimem-par l’ineision du tronc , 8c qui devroit arriver si cette humeur n’etoitqpela ra-rien autre chose que 1’humeur que les racines viennent de recevoir j e n ^„^ eiltde la terre ; parce que par ees ouvertures faires au bas de la Plan- V oirde,'a ;te toute 1’humeur se devroit perdre avant que rien put monter dans terre. .1’Arbre : ce qui n’arriveroit pas dans notre hypothese , qui veut quece qui s’ccoule par les racines coupees descende des extremitez de tou-te la Piante.

On void souvent que les racines de quelques Arbres ,-conime de xv."1’Orme , passem au travers des gros murs , & allant bien lom au-dela-les Ar-'pouflent en 1’air de longues branches , de la meme faqon que le tronc ^ res ,ct ' ,de 1’Arbre en pousse hors de terre, j’en ai vü de la longueur de Icpt *

ä huit pieds dans i’Aqueduc d’Arcueuil , & les Eonienicrs. m’ont afiu- leurs rnd>rc qu’ils en avoient trouve,qui apres avoir traverle le vuide dc 1’Aque- nes "duc avoient encore perce la muraille opposite.

Cette Experience est asses precisepdur confirmer les precedentes, e n des c»

Qist clvsrcs z .

(