DES PLANTES.
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nourrir, la laissent couler indifferemment vers le haut 8c vers le bas teml’Iui-de la Plante ; de meme que les älteres, qui pour un semblable esset 111 e l lr 'alafönt destituees des valvules, par le moyen desquelles le fang est de- racme ’termine dans les veines a couler toüjours d’un meme cote. . ,,
Gette analogie des differentes manieres de distribuer deux dpeces de te n t u J.f cl>sues dans les Plantes , de meme que dans les Animaux , est asses re- noum'tu-marquable , si l’on considere qu’elles fönt pour une fin qui est d’une ‘ b e ^ eS |egale necefsite dans tous les vivans : car la raifon pour laquelle les ar-teres n’ont point de valvules, 8c que le fang contenu dans ces fortes aller indif-de vaiffeaux peut -par le moyen de leur structure couler avec meine ferem-facilite vers le cceur que vers les extremitez des arteres, est l’egalite •
de la distribution de la nourriture ä toutes les parties , qui n'auroit e ’point ete teile si les arteres avoient eu des valvules: & cela pour deux. —Ifaisons. La premiere est , que tout le-fang. s’amasseroit incontinentdela JhS-vers les extremitez , & les troncs demeurant vuides proche du coeur, «y e m a- *, .fon impulsion feroit rendue vaine & fans esset. La feconde est , quele mouvement des mufcles 8t du poumon , qui feit ä Pimpulsion du A ‘ nima e * xfang contenu dans les vaiffeaux qu’ils compriment , ne pourroit fervir les veinesqu’ä la distribution de celui qui est dans les dernieres arteres du mem- ont ^ es ,bre remue , Lt tout le reste du corps auroit ete prive de l’utilite que valvules ’le mouvement des mufcles apporte ä la distribution generale : car le & )es afte -flux & reflux etant libre dans toutes les arteres, il arrive que lorf- res n 4nqu’elles fönt comprimees par le mouvement des mufcles en un en- ont point.droit, Peffet de cette compressiori fe communique generalem ent ä toutce qui est contenu dans toutes les arteres : mais au contraire cettecomprefsion auroit ete peu favorable au mouvement que le fang doitavoir dans les veines, si n’ayant point de valvules, eile l’avoit pouffeavec autant de force vers les parties dont il vient , que vers le coeur,
8c si les valvules n’avoient dirige vers cet endroit tout Peffet de cettecomprefsion. Cela est explique plus au long & avec des figures auTraite du Mouvement Perifialtique.
Il femble que les memes raifons demandoient, qu’il y eüt une pa- i ,reiste difposition dans les conduits , qui portent les fucs nourrifsiersdans les Plantes , que la Nature a rendues la plüpart flexibles 8c ca-pables d’jetre agitees par le vent, afin que la fiexion des rameauxfaifant une comprefsion aux conduits de ces humeurs, eile put aiderä leur distribution ; Lc afin que lorfqu’il arrive que le vent n’agite^u’une partie de la Plante, les autres püffent joui'r du bon esset decette agitation , eile a rendu les conduits , qui portent la nourriture,cgalement capables de la laiffer couler de tous les cotezj & pour faireque cette comprefsion füt en meme temps favorable au retour de Phu-weur crue vers la racine , eile a difpofe en teste forte les canaux quicy conduifent, qu’ils la laissent couler avec une plus grande sicilite^ers la racine que vers les autres extremitez ; cet aide leur etant ne-
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