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Tome premier.
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9 S DE EA CIRCULATION DE LA SEVE

cessure , par la raifon que cette hurneur n’est pas mobile , penetran-te, Sc volatile comme l’autre, &C qu’elle se rencontre fouvent dans desretours de branches qui remontent, dans lesquels sa pesanteur 1’empe-cheroit de monter , si ce n’etoit ce secours particulier que la com-presiion & la difposition des condaits lui peuvent donner..

XYIT. La dix-feptieme Experience confirme cette raifon prife de la sub-les me- tilite penetrante du fuc qui monte de la racine aux branches , & dunies tnanque de ces qualitez dans celui qui descend : car si on lie les Plan--

elk/sbtit tes, qui rendent beaucoup de fuc , comme 1’Epurge, les grandes Ti-liees, thymales , &c. par le Milieu de leur tige, 1’on void qu’en peu de terppselles s’enflent au-deffiis de la ligature , ainsi que 1’on voicfarriverauxs’enflent p ar ties du corps quand elles sont liees ; y ayant apparence que celade"uH°a- amve 5 parce que le fuc aqueux & phicgmatique, qui descend vers 1^ture paria racine , est aifement intercepte par le retrecissement que la ligatureaeme rai-cause aux conduitsj & que ce retrecissement ne bouche pas le passagefon. au p uc q U j mont e de la racine , a caufe que fa subtilste, lui sait. penetrer'les conduits, quoique retrecis.

On peut encore dire, que dans les Plantes ou cela arrive , 1’ecor-ce du dehors conduit le fuc qui retourne a la racine , & que celui quimonte, passant plus en dedans & par des canaux durs & sibreux, n’estpas anere par la ligature, qui ne ferre que le dehors ; ainsi qu’il arrivedans lä iaignee , oü-la ligature n’arrete le fang que dans les vernes , a’-caufe de la foiblesse de leurs tuniques , qui fönt simples St si minces,-qu’elles ne peuvent pas resistet a lacompreffion de la ligature commeles arteres, dont les canaux sont compofez de membranes doubles 8casses dures pour conserver & entretenir leur cavite ouverte pendantque les chairs & les autres parties- molles , qui les environnent , sontcomprimees.

XVIII. Il est arrive qu’ä des Arbres, dont on avoit coupe en travers uneL’ecorce partie de 1’ecorce fur la sin de l’hiver , il s’est fast une tumeur au-def-des Arbres p us ^ j a C0U p Ure , lorfqu’au printemps l’Arbre s’est rem pii de feve;travers ° cela apparemment s’est fait ainsi , parce que la feve, qui defcendoitfait une a la racinp , s’est amassee en cet endroit, n’ayant pas trouve les con-cicatrice, si u its ouverts distiller par la coupure , comme eile fait lorfqu’on cerneälaciuelle ou q u ’ on P erce l es troncs des Arbres au printemps , par la raifon queil fument L petite quantite de la feve qui descend en hiver n'ayant pas ete sus-tine tu- filante pour entretenir les conduits ouverts au droit de la coupure,nieur en- q s f e f onc dessechez St retrecis-: en forte que 1’humeur qui est venueIa m em e ^ defcendre au printemps, quoiqu’en abondancc , n’a pü a caufe de st,raifon. groffierete fe -faire un passage comme celle qui monte, qui etant plusvolatile & plus subtile s’est aifement evaporee par les conduits , quifönt ä la partie inferieurc , quoique dessechez.ou retrecis: St ainsi st

par-