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partie, qui etoit au-dessous de la coupure, n’a pas du fe gonfler,comme celle qui etoit au-dessus. _ •
Les tumeurs,qui surviennent aux parties des Animaux par les playes8t par les contusions, se fönt de la meme maniere ; sqavoir , par l’in-terception du cours ordinaire du fang , lorfque les petits vaiffeaux,qui les conduifent, fönt rompus 8c bouchez par le lang extravafe.
Les tiges des Plantes ferulacees etant coupees en travers dans le XIX.temps que la feve est plus abondante, fönt voir afses distinctement des O» voidconduits, dans lefquels des fucs differens fönt oontcnus ces tiges,qui fönt creuses , ont leur tuyau compoie d’un grand nombre de fi- conduitsbres blanches , liqueufes , deliees , droites, 8c continues felon la p om- lalongueur de toute la tige , & qui fönt environnees chacune d’une Cll ' cu!a *membrane fibreufe 6c dure , dont on void fortir un fuc cpais & colo- 11011re, qui est enferme entre la fibre & la membrane qui fast comme untuyau : l’entre-deux de ces tuyaux est rempli d’une substance spon-gieuse pleine d’une humeur aqueuse sans couleur & tres fluide. Or 1cette meme compofition de fibres envelopees de membranes dures,avec des intervalles fpongieux , fe continue de la tige aux branches,
6c des branches ä tous les petits filets , dont l’entre-las 6c le tiffu for-me les feuilles, 6c generalement toutes les parties de la Plante.
ifn’est pas difficile dejuger, que l’humcur contenue dans les ca-Jans lesnaux, au milieu defquels les fibres fönt enfermees, est celle qui nour-t’ lant ? s ,rit immediatement la Plante; 8c que celle qui est dans la partie fpon-* elu ^ acfceSAgieufe , retournant ä la racine , est celle qui etant arretee par la liga-ture , fast l’enflure vers les parties fuperieures , dont il est parle dansl’Experience precedentc.
L’aloe' fast voirla meme compofition plus distinctement, parce Xjr.que c’cst en plus grand volume. On void quand on a coupe une senil- , c!a / nsle en travers , que le milieu , qiii a deux ou trois doigts d’epais, est 'd’une substance spongieuse, composee d’un grand -nombre de mem-branes confondues enfemble , 6c remplie d’une humeur claire 6c insi-pide } 6c que cette substance spongieuse est couverte en dehors d’uneecorce verte composee de fibres droites , longues, continues , 8c dif-pofees felon la longueur de la feuille, 8c qu’elle contient un fuc vif-queux, verd, jaunätre, 6c fort amer.
Ces deux dernieres Experiences confirment l’opinion , que la pre-ndente a fast avoir j fqavoir, que le fuc nourriffier de quelques Plan-tes est contenu dans des canaux, comme le fing l’est dans les arteres,c ’est-ä-dire , fans que rien l’empeche de couler d’un cöte plütot qued’un autre , le fuc nourriffier de l’Aloe etant conduit le long de cesfibres droites dans des tuyaux qui ne pamyfent point interrompus: &stü’au contraire l’humeur crue 6t moins propre ’ä nourrir est conduite
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