Band 
Tome premier.
Seite
102
JPEG-Download
 

. XXIV.Qiioiquece qui empcche leretour deIa partieinutilevers Ia ra-cine

n’empe-che pointIa maturation.

Cela ne

prouvepoint «uece retoursoit inuti-le -

*02 m LA CIRCULATION DE LA SEVE

qui retourne ä la racine : 6c au contraire , 1’esprit de vin, qui a quel-que analogie aveo 1’humeur volatile & sulphuree qui monte pour lanourriture de la Piante , a passe avec plus de facilite selon la directionde bas en haut.

Cette theorie pourroit etre de quelque utilite, Lc sonder un pre-cepte pour les Charpentiers , qui seroit de mettre les poteaux & lesautres pieces de bois , qui doivent dtre debout , en une lituation con-traire a celle que les Arbres ont naturellement j afin de faire que 1’eau,qui peut tomber fur les ouvrages decouverts , ne penetrat pas avectant de facilite dans les pores du bois.

Quand on a tordu la queue d’une grappe de Raisin , la laissantattachee au fep, 1’Experience fait voir que cette grappe paroit meu-'rir bien plütöt que .les autres qui font fur le meme fep. Cette Expe-rience femble equivoque a 1’abord , .yayant quelque fujet de croirequ’elle fait voir que la Circulation n’est pas necesiaire a la nourrituredes Plantes, & que e’est asses que la feve foit une fois montee auxparties qui la cuifent, & qui Taffimilent tout d’un train.

Mais premierement il n’est pas vrai que la queue etant tordue il nevienne plus de nourriture a la grappe , Se que les restes de la nourri-ture ne retournent pas ä la racine ; la verite etant feulement , que le'froissement des parties de la queue ayant corrompu en quelque fhqonla structure des conduits de la nourriture , iis ne donnent pas aux luesqui vont & qui retournent un passage auffi libre quhl est a 1’ordinaire:Sc en esset, une grappe coupee ne fe noircit & ne s’adoucit pas aussimanifessement que celle qui n’est que tordue.

En fecond lieu , quand meme la contorsion de la queue empeche-roit abfolument tout le commerce que la grappe peut avoir avec laracine , & qu’etant en cet etat eile seroit capable de quelque maturi-te , ii ne S’enmivroit pas de la , que la Circulation ne fut pas abfolu-ment necesiaire a la nourriture des Plantes* .cette matura tion etant unechofe bien differente de la verkable nourriture , qui Tuppofe un chan-gement tres parfait & tres accompü, tel qu’est celui de 1’affimilation,pour lcquel il saut des prganes & des machines extraordinaires & par-ticulieres aux etres vivans : au-lieu que la simple alteration , qui con-duit a la maturite , ne requiert ni organes , qui enferment separementdes sues differens, ni les influcnces, ni l’action d’aucune partie offi-ciale , qui contienne un principe de Vegetation necesiaire aux autresparties: car la maturation du tue des iruits n’ayant 'pas, comme lacoction du suc qui doit nourrir la Piante , un rapport a 1’affimilation,ni a l’accroissement , ni ä la geueration , mais feulement a un simpleadoucissement, il n’a point befoin d’aller chercher hors de lui les prin-cipes de cet adoucissement, non plus que le vin qui est dans le ton-neau , qui fe cuit, se fermente, & s’adoucit , independamment dutonoeau. C’est