rs6 DE LA CIRCULATION DE LA SEYE
•1’air un office auquel celui de la racine des Plantes püt avoir du rap-port. Mais il n’est pas facile de trouver dans l’air d’autre matierepropre ä rendre les pluyes capables de feconder les terres, que celleque cette eau a prife dans la terre avant fon elevation en 1 ’air , & quiest un fel sulphure tres volatil, femblable a celui des marnes 8 t desfumiers, dont les terres fcnt amandees, abonnies, 6 t engraissees quand.dies fönt infertiles.
II fuffiroit de comparer la Circulation de la feve des Plantes aveccelle du fang ou fuc nourriffier des Animaux , dont les raifons fontmieux connues, que celle de 1 ’eau des pluyes.
La connoissance de 1’ufage & de la fin de la Circulation du fangdans les Animaux peut fervir a fonder avec raison la conjecture de laCirculation de la feve dans les Plantes. On peut raifonnablement fup-pofer , que le fang , qui passe du cceur par les arteres dans tous lesmembres de 1’Animal & retourne incessamment au coeur par les vei-nesy doit faire ce retour continuel pour quelque fin qui ne peutfoustrir . 1 ’interruption de ce mouvement > cette fin ne peut etre cellede la feule nourriture des membres, par 1 ’apposition St 1 ’affimilationd’une partie de ce fang. Ce qui ne feroit point encore converti ennourriture feroit fuperflu en prenant de nouveaux alimens, s’il n’etoitreferve a quelque autre ufage. L’efprit de la vie , que le coeur com-munique a tout le corps, etant plus subtil que le fuc nourriffier desparties, est plus fujet a la dissipation , St doit etre plutdt repare , parun perpetuel ecoulement de celui du cceur dans les autres membres jSt le fang lui pouvant fervir de vehicule , le va prendre au cceur com-me en ia fource , Lt porte par tout le corps cette chaleur vivifiqueavec rhumeur alimentaire , qui ne fuffiroit pas feule pour 1 ’entretiende la vie. Cette feconde fin fiemble ;etre la principale, Lt celle quifonde mieux la neceffite de la Circulation du fang dans les Animaux.
Les Plantes, qui font a leur maniere douees de la vie , n’ont passeulement besoin d’etre nourries pour croitre Lt fubsister 5 mais cettefubstance plus subtile, qui est la base de leur vie , etant auffi-bien quecelle des Animaux dans un ecoulement continuel, qui fe manifesteasses par leur prompte fletrissure etant arrachees de la terre , doit pa-'reillement etre incessamment reparce , & le pouvant etre par la Cir-culation de la feve, on a fujet de fuppofer cette Circulation pour desfins pareilles ä celle de la Circulation du fang dans les Animaux.
Texte II. Page 73 . „Et il y a grande apparence qu’il faille fuppofer une fa-culte alteratrice , officiale , Lt commune dans la racine des Plantes,„ Lt qu’elle y foit necessaire meme avec plus de raison qu’elle n’est dans„ le coeur des Animaux, Ltc.
sor'cetex- Cette faculte alteratrice, officiale, 5t commune, que l’on fup-•te. pofe