DES PLANTES. 109
Circulation generale de tout ce qui lui peut ceder, 8c en lui cedantconserver le pouvoir de retourner en son lieu , ou d’y etre repousse ;mais cetre maniere de Circulation par le poids de 1’air n est pas facileä demontrer dans les Plantes. L’on a observe que certaines herbesont vegete dans une bouteille de verre tr£s exactement bouchee , ouil y avoit si peu d’air , que son poids ne pouvoir occasionner le mou-vement circulaire qui se faisoit en ces herbes vives 8c vegetantes , quiavec une poignee de terre, ou elles avoient ete produites, remplis-soient prefque toute la bouteille.
Le poids de 1'air etant soutenu par la surface de la terre, qui couvrela racine de la Piante , ne peut etre si grand , que celui de 1’air , quiest sur les branches & fur les feuilles d’une Plante bien touffue , & ceplus grand poids resisteroit au moindre, 8c empecheroit la seve desiaonter.
La raresaclion du süc de la terre peut le fiüre entrer plus facilementdans la racine de la Plante ; mais eile ne le peut pousser dans les par-ties qui sont hors de la terre , dont les pores ne fönt pas si propres arecevoir cette vapeur , qui est 1’air qui les environne , ou ce suc va-pore ux se peut plus librement etendre. Et ce qui scroit monte dans-les parties de la Piante elevees fur la terre ne pourroit redescendre quepar sa condensation , qui boucheroit les pores , Sc empecheroit lamontee d’un autre suc, Sc feroit cefler la Circulation.
EXAMEN DES REMARQUES FAITES PARMONSIEUR DU GLOS SUR LE TRAI-TE' DE LA CIRCULATION DELA SEVE DES PLANTES.
A premiere Remarque contient deux parties. Lapremiere est fur ce que 1’on a suppose que les eauxdes pluyes engendrees des vapeurs de la terre aquie-rent dans 1’air une qualite feconde , qui n’etoit pasdans les vapeurs lorsqu’elles sortent de la terre.
Un dit contre cette supposition que les pluyes Commentn’ont rien qui rende la terre feconde qu’un fei gras, la tene eftvolatil, & sulphure, qu’elles tiennent de la terre, ren ^ Lie°u ce fei a ete engendre, & d’oit il a ete eleve par la chalcur centrale [“w“la terre , & par celle du soleil. La solution de cette disticulte est * *
sjdans le texte du Traite , ou il est dit, „que la chaleur du soleil &’jl’agitation des vents , qui separent & qui melem les parties dont les33 vapeurs sont composees , les cuisent, les perfectionnent, & enfin les33 vendent capables de donner la fecondite a la terre.
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