E«S DE LA CIRCULATION DE IA SEVE
d’estomac ., le fuc de la terre impregnee de 1’esprit vivifique , qui eilneceflaire au soutien de leur vie , & qui n’a pas befoin de preparationssi exquises,, ni d’autres Organes pour etre davantage elaboure & renduplus propre a fomenter cclui des Plantes , dont la nature est moinseloignee de celle de 1’esprit vivifique de la terre , que 1’esprit specifi-que des Anitnaux ne Fest de Fesprit vivifique de leurs alimens, danslefquels cet esprit est determine par d’autres specifications, qui doi-vent etre changees par des preparations plus grandes St plusexactes.
Texte III. Page 7 f - 76. „ La distribution de la nourriture dans les Animaux„parfaits te fair par une forte d’impulsion , qui ne fe rencontre pas„ dans les Plantes , oü l’on ne trouve point de pande , qui comme le„coeur ait une contraction puissante , par le moyen de laquelle le fuc„ nourriffier soit pousse avec violence jusqu’aux extremitez des parties„vivantes ; mais la Nature a fupplee a ce defaut dans les Plantes en„les rendant flexibles, afin qu’etant agitees par les vents, les fucs„ contenus dans leurs pores foient comprimez par les differentes fle-„xions que les branches foufffent, &c.
Remarqae Ayant admis une faculte alteratrice, officiale, 8c commune dansfur ce rex- ] a meine des Plantes, l’on peut bien admettre une faculte expultricete ' dans les branches & dans le tronc , pour renvoyer le fuperflu de leurseve dans les racines : les branches n’etant pas toujours agitees par lesvents, la Circulation cefleroit quand il ne fe feroit plus d’agitation ,& ne fe feroit plus dans les Saules & dans les Ormes, dont on auroitcoupe toutes les branches, & qui n’auroient plus qu’un tronc immo-bile. La contraction du coeur dans les Animaux fuppofe une facultecontractive dans un fujet mobile & difpofe a cette action : car en lamort le mouvement de contraction ceste au coeur fans aucune altera-tion de fa difposition organique ; c’est donc ce qui donnoit la vie quifaifoit ce mouvement. La Circulation ne fe fast auffi dans les Plantesque pendant qu’elles tont douees de la vie a leur maniere, & cette viene depend pas des feuls organes.
Texte IV. Page 76. „Pour concevoir de quelle maniere la distribution de„ la nourriture fe fast dans les Plantes, il faut suppofer que tont ce qui„est ici-bas etant ferre & presse par la pefanteur de 1’air, est toujours„pret ä fe remuer vers Fendroit ou ce qui resiste a fon mouvement„vient a ceder & a Iui faire une place, dans laquelle il est inconti-„nent pousse par cette puissancc de 1’air : de forte que Fon peut en-„tendre que le mouvement & le tranfport de la seve des Plantes se„ fast en cette maniere.
siuTe't«t o e mouvement excite par le poids de Fair peut bien faire unete. Cir*