DES PLANTES. I1?
sruits du Coignaffier ; si cette appropriation se fait par uns espece decoction, cette coction doit etre faite oü se fait l’appropriation.
„Je ne reconnois point d’autre faculte expultrice que celle qui cau- texte de„se quelque compreffion, &c. pag. 113. l’Examwr.
La caufe de cette compreffion , par laquelle la seve de la Plante vi.est repoussee des branches & du tronc vers la racine , en cette Lircu-lation que l'on suppose se faire naturellement, doit etre interne & na- a ce texte *turelle, & proceder du principe vegetatis de la Plante, auffi-bien quecette faculte officiale digestive que l’on dit etre en la racine 5 & lesagitations- externes n’y fönt pas necessairement requises.
Le poids de fair, dans lequel la Plante vegete , comprime biensoiblement toute la Plante , s’il n’empecbe pas qu’une sieuf tres ten-dre &- tres delicate se tienne droite sans pancher ni etre forcee de ten-dre plus bas, il fait encore beaucoup moins d’effort pour comprimerles branches & le tronc d’une Plante boisseufe 8c dure ; de forte quepar cette compreffion leur seve puisse etre repoussee vers la racine.
Ce qui fait monter la seve dans les Plantes , la peut faire descendre &circuler, & cela me semble ne se pouvoir faire naturellement, & con-tinuer durant la vie de la Plante, que par une caufe interne & natu-relle.
„Il se fait proche de la racine des Plantes une fermentation du suc Texte <s&„de la terre par un sei fermentatis contenu dans cette racine , & cet- l’Examens-„te fermentation caule une effervescence , qui dilate ce suc , & le„forcant ä chercher une plus grande place pour fe loger , le fait en-j,trer dans les pores de la racine.
Cette fermentation est suppofee sans preuve. Le fei qui est dans VI1.la racine de la Plante est celui-la meine du suc de la terre qui est entre?^dans cette racine , qui n’en a pü recevoir d’ailleurs, & stalteration,qu’il peut y avoir reqüe , ne le rend pas fermentatis & capable stalte-tet celui du suc de la terre , qui en est proche , & qui n’est pas enco-re entre dans cette racine pour conserver une effervescence qui le dila-te. Toute fermentation se fait parl’action mutuelle de deux sels op-pofez, : Tun aeide , que l’on nomme mercuriel ä raifon de la qualitea e’rienne & froide j l’autre acre & sulphure, de qualite chaude & ignee :du contraite de ces differens sels resuite reffervescence , qui est suivie'du gonflement & de k dilatation. Si cette dilatation se faüoit horsde k racine de la Plante , le suc de la terre dilate ou rarefie trouve-tQ it dans la terre & dans f air , qui lui est proche , asses dc place pourfe loger , oü il s’etendroit plus librement que dans les pores de la ra~c *ne , dans lefquels il ne pourrok entter que par beaucoup plus dc
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