12 2 DE LA CIRCULATION DE LA SE VE
„ & des vents certe quaiite par laquelle iis rendent la terre feconde.
II- L’ e a u des puits , qui elt chargee de tous les sels qui s’engendrentftctioifest^ ^ digerent dans la terre , & qui cependant ne peut rendre la terreencoi-e feconde, scit voir que la terre, qui est, comme on dit, la matrice desmoins scis fulphurez qui fervent ä la Vegetation des Plantes, n’est pas le lieu-
dans la propre a cette digestion dont iis ont befoin pour cela»
terre.
,, L’ a c t i o n par laquelle le cceur prepare la nourriture , & celle„par laquelle il prepare felprit vital, ne fqauroient ni subsister, ni„etre entendues 1’une scns 1’autre j la nourriture nsctant jamais bien„ preparee , si l’esprit vital ne l’est , Le la diffipation de l’un s’enfui»„vant de la confomption de 1’autre.
III.
Que c’estdu fang& non duchyle queles partiesfont nour-rier.
La premiere & Ia plus importante des actions vitales est la nutri-tion, parce que c’est eile qui entretient 1’Animal en fon etat naturelc’est-a-dire ,' dans la perfection de fon etre, qui comprend la capacited’exercer toutes ses fonctions» Or la nutrition n’est point nutrition,si eile ne fournit ce qui est necesiaire a rentretenement de 1’humideradical Sc ä la fomentation du chaüd naturel ; ces substances n’etantque la meme chosc, & qui ne s’enoncent meine que par les noms con*crets d’humide & de chaud,& non de chaleur & d’humidite: en forteque la notion , que tout le monde a de Thumide radical & du chaudnaturel , est bien contraire ä celle qu’i! faut avoir pour concevoir qusl’un foit entretenu par le chyle , Le 1’autre par le fang, fulvam leSysteme propole dans cet article de la Replique; Se d’ailleurs les rai-sons, qui etablissent ce Systeme , ne sembient ni vrayes, ni concilian-tes. d
Ces raifons font premierement, que les parties ne sc nourrissent quede chyle. Secondement, que le fuc volatil & sulphure , dont le fangabonde , n’est pas propre a nourrir. Troisiemement, que les Lions& les Tigres ont beaucoup de vigueur , parce qu’ils boivent le fangdes Animaux. Q^iatriemement, que le reste du fuc nourriffier estla lymphe. Et eil cinquieme lieu , que l’efprit vital est dans le coeuravant que le fang y foit requ,
Car i. si les parties ne se nourrissoient que de chyle , les Animauxqui meurent de scim ne sc trouveroient pas vuides de fang , 8c ceuxqui mangent beaucoup en creveroient necessairement. r. Si le scivolatil & sulphure etoit mal-propre ä la nourriture , le furnier & lenitre d’Egypte ne scroient pas bons a scire croitre les Plantes; 6c lesali mens odorans & scvoureux ne scroient pas les plus nourrissans. z. Sila vigueur des Tigres & des Lions venoit de ce qu’en beuvant le fangdes Animaux iis ne boivent que l’esprit vital & fon vehicule , il scu-droit que ce que les Tigres les Lions boivent, St que ,1’on appelle
fang,