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Tome premier.
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124
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124 DE LA CIRCULATION DE LA SE VE

V. On ne veut poiat admettre cette faculte alteratrice , officiale , 8cQuela sa- commune dans la racine , parce qu’on tient que chaque partie de Iasetative" ^ ante a & faculte alteratrice, qui determine 1’affimilation qui s’y fait,ie vcpan- & que ce n’est poiat la racine qui fait que la nourriture, qu’elle en-dantdans voye , par exemple , aux branches d’un Poirier ente fur un Coignaf-toute la ß er ^ y produit les feuilles & les fruits d’un Poirier ; puifque cetteante racine est celle d’un Coignaffier.

n’empe- Mais sinoiqu’on demeure d’accord de tout cela, il ne s’en enfuitehe pas point que la racine ne foit une partie officiale , parce que la fonctionquela ver- d’une partie officiale n’est pas de faire l’affimilation , Mais de fournirledela'rä P 0Ul ' l’ a ffi m üation une matiere convenable 6c düement preparee. Eteine ne d est meme de l’essence d’une faculte officiale , d’etre commune äscit neces- plusieurs autres parties ; 6c c’est ainsi que le coeur eil dit avoir unefaire. faculte officiale , lorfqu’il prepare les efprits vitaux, qui fönt tousd’une meme efpece , & que chaque partie qui les reqoit les determi-ne par le ministere de ces efprits ä exercer les differentes fonctionsdont elles fönt capables par leur vertu particuliere : ainsi la racine duCoignaffier prepare une nourriture propre ä toutes les parties d’unArbre de fon genre , tel qu’est un Poirier : en forte que cette nour-riture ne seroit pas propre aux parties d’un Noyer , ni meme d’unPoirier , dont les fruits meurissent au commencement de Tete : maisil n’est point neeeflaire qu’elle prepare cette nourriture de teile ma-niere qu’elle n’ait plus befoin de la perfection & du dernier caracterequ’elle doit reeevoir dans les branches , dans les feuilles, 6c dans lesfruitJ.

„Je ne connois point d’autre faculte expultrice que celle qui cau-„fe quelque compreffion.

YI_ Quand je parle de la caufe de la compreffion , jene determineComment point si eile est interne ou externe ) & quand j’admets dans les Planela pesan- tes une caufe externe de compreffion qui aide celle qui fe fait par unfair aide principe interne , je ne le fais que pour momrer que les Plantes föntä la diih-i- en cela femblables aux Animaux , dans lefquels la compreffion externebution de de l'air aide ä la compreffion qui fe fait au dedans par un principe in-ia nourri- terne : C ar quand la chair 6c le fang entrent 6c s’elevent dans les ven-

J toufes , chacun fqait que cela n’arrive point par une autre caufe , queparce que Fair qui est cnferme dans les ventoufes comprimant moinsä caufe de fa rai ete , que l’autre air qui environne le reste du corps,la chair 6c le lang fönt portez vers l’endroit ou la compreffion estmoindre ; 6c c’est par cette meme raifon que les fucs des Plantesmontent ou descendent vers les endroits ou il s’en fait une plus gran-de diffipation , y etant poussez des endroits oü il s’y en fait une moin-dre ; de meme que le vin fort d’un tonneau par l’endroit oü on luidonne ouverture. „Il