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Tome premier.
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J 40 NOUVELLE INSERTI OK i

ques dans - les Veines fuperieuresfon pretend dans la quatrieme Remar aque , que le. melange de la lymphe avec le chyle est beaucaup plusimportant pour le difposer ä etre change en sang que n’est le melan-ge du sang avec le chyle ; parce que la lymphe est , ä ce qu’on dit,nne production des parties dont eile vient, & par lefquelles eile a eteelabouree curieusement. Mais il faudroit stire voir que le fang , quirevient des parties qu’il a penetrees , n’est pas auffi une produdtion deces parties, oü il a ete curieusement elaboure : car si le läng , qui re-vient au coeur par les Veines , paroit moins elaboure que la lymphe,parce qu’il est plus femblable ä celui qui en fort par les arteres quen’est la lymphe , c’est en cela qu’il est plus propre qu’elle ä difposerle chyle ä etre converti en fang j car fuppofe , comme il est croya-ble , que les changemens & les tranfmutations , qui fe fönt par l’at-touchement des corps qui fönt melez enfemble , fe stilent en deuxmanieres, ainsi qu’il a ete dit, fqavoir, par une efpece de. eontagion,par laquelle un corps communique fes qualitez ä un autre , ou par laproduction d’une nouvelle qualite , comme quand un corps acide encoagule ou en precipite un autre , il est certain que si la lymphe fertä la tranfmutation du chyle en fang , seien la derniere muniere , fea-voir, par l’attenuation & par 1’effervefcence qu’elle y produit, le me-lange du fang y contribue auffi beaucoup en lui communiquant fesqualitez & lui imprimant fon propre caractere : de forte que si la lym-phe est comme le feu qui en amollislänt la cire la difpofe ä reeevoirrimpression, on peut dire que le fang est comme le cachet qui lui don-ne la forme.

La cinquieme Remarque examine nötre feconde raifo'n , qui estfondee für la quantite du chyle, dont il passe davantage par deuxCommunications que par une. On dit que ce n’est pas ä nous , maisä la Nature, de juger si une communication est süffisante, ou non; .Seenfuite on ajoute, qu’on juge qu’une feule communication est süffisan-te ; il n’est pas juste , ce me femble , de vouloir obliger les autres äfe rapporter au jugement de la Nature, lorfque i’on en ufe autrement,& que l’on interpofe le sien propre ; mais il est encore moins neeef-stire de nous avertir en cela de notre devoir , puifque si nous avonserü qu’une feule communication n’etoit pas süffisante , ce n’a ete queparce que nous avons defere au jugement de la Nature , lorfque nousavons vü distinctement qu’elle l’avoit fast dans quelques fujets hu-mainsj & que cette communication etant cachee comme eile fest dest nature , il n’y avoit point de raifon de croire qu’elle ne füt pasdans les autres fujets oü eile ne paroissoit point. *

Car si la comunication que nous avons decouverte etoit une chofeauffi visible que le Canal Thoracique, ou que les Veines lactees, quiont ete long temps ignorees , quoiqu’elles ne laisiässent pas d’etre,nous aurions dü prcJluncr que. cette communication n’auroit ete esse-

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