i 4 8 DESCR. D’UN NOITVEAU CONDUIT
Bile, qu’il n’y a point d’apparence qu’il eivpuisih recevoir par le troüou anastomose qu’il a avec le erone hepatique , dans lequel il jetteune partie de la Bile qu’il a reqüe par scs racines, & 1’autre partiedans ia vesicale.
De forte que cette anastomose pQurroit seulement faire croire , que1 a Bile , qui est portee dans la vesicule , n’est point differente de cellequi est contenue dans le Can^l Hepatique , contre ce que Jafolinasestirne, fuivant Galien , ä qui la petitesse des racines bilieufes de lavesicule a persuade avec beaucoup de raison , qu’il y avoit dans le foyeune double feparation de deux Biles differentes ; si ce n’est que 1’ondise que les racines qui appartiennent ä notre rameau cysthepatiquefönt faites pour recevoir cette Bile subtile , qui passe indifferemmentdans le fond de la vesicule Lc dans le tronc du rameau hepatique , afind’etre gardee & referveo dans la vesicule pour les ufages auxquels laNature l’a destinee, & auffi pour etre portee dans le tronc du rameauhepatique, afin qu’etant melee avec la Bile trop grössere eile la fassecouler avec moins de peine dans le tronc- du Canas Hepatique , danslequel on peut dire qu’elle s’epaiffiroit trop , lorfqu’elle approche del’extremite du tronc , a caufe de la longue demeure qu’elle. a fait dansles conduits.
L’autre objection est , que cette Obfervation etant un fait particu»lier & une conformation extraordinaire en notre fujet, eile n’est pascapable d’etablir rien de general, Sc qui s’etende aux autres .fujets ■,dans lesquels on doit croire que ces organes manquent , puifqu’ils nesc voyent point: mais comme il y a beaucoup de parties qu’on fcaitdtre dans le corps des Animaux , quoiqu’elles n’y solent pas ordinai-rement visibles, il y a raison de croire que quand on les void dansquelques fujets ce n’est point qu’elles y ayent ete faites & engendreesextraordinairement, mais qu’elles font devenues visibles, principale-ment quand elles ont quelque usiige important : car persbnne ne dou-te qu’il n’y ait une infinite de parties industrieufement organifees, quek vüe ne fqauroit decouvrir , telles que font les demiores extremsterdes vaisieaux , qui portent le fang Lc qui le rapportent dans les partiessolides, qui paroissent homogenes, Lc qui pourtant font compofeesdeveines Lc d’arteres , comme on reconnoit lorfque par des caufes ex-traordinaires 1’etat nature! de ces parties est change par 1’accroisse'ment de ces vaisieaux : car lorfque dans les louppes , dans les cancers,Lc dans les ophthalmies on void dans les parties affligees de ces raala-dies des vaisseaux gros Lc amples , qui n’y etoient point auparavantjil est certain que cela n’arrive point, parce qu’ils y ont ete engest'drez ; mais seulement parce que de petits Lc imperceptibles qu’^ setoient, iis font crus jufques ä une-grandeur considerable.
Cette Remarque, qui a mon avis est de grande importance !) .&je considere comme une nouyelle maniere de.parvenir a la connoisiafl'