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Tome premier.
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DU FRÜH

menes

particu-

liers.

I.

L’Agita-tion par-ticulierequi fait leJBruit netouchecjue l’o-reiile ;

les autres

Le premier eit, que l’air agite par le vent , par un eventail, parun eolipyle , & par les autres causcs de cette nature , qui se rappor-tent toutes au mouvement d’un autre corps qui pousse l’air, ne frappepoint l’organe de Touie , quoique cette agitation pousse les autrescorps-avec une impetuosite capable d’arracher les arbres & de renver-scr les maifons. Au contraire, l’agitation qui sait le Bruit le plus fou.-vent ne touche que i’oreille, Lc ne cause aux autres corps les plus-mo-biles aucune emotion sensible , quoiqu’elle fasse impreffion für l’öreilleä une tres longue distance : en forte que la flamme d’une chande'lle; 8Cla plume la plus legere ne paroissent. point. du tout agitees ä deuxdoigts d’une cloche que Ton entend de deux Heues.

Or quand je dis que les agitations ordinaires de l’air ne frappentpoint l’organe de l’ouie , j’entens que ce n’est pas cette agitation cau-chentpas *ee immediatement-dans l’air , laquelle est appellee vent, qui fait im-immedia- preflipn für l’organe de l’ouie : car eile ne fait impreflion que für l’di»temenr. g ane du toucher ; mais que c’est une agitation d’une nature tout-a-faitdifferente : car si le vent fait du bruit, ce bruit n’est cause immedia-tement que par les corps qu’il a fmppez., ainsi quill fera explique dansla sinte.

Le fecond Phenomene ess, qtje les agitations ordinaires de l’airs’empechent les unes les autres : car un grand vent, qui fait mouvorrl’air avec violence vers un endroit , empeche le mouvement d’unmoindre vent qui vient de cet, endroit ; mais l’agitation qui cause lebruit fe conferve nonobstant les autres agitations de l’air qui lui föntcontraires, en forte qu’elles n’empechent prelque point fa promptitu-de, & ne diminuent pas beaucoup fa force.

Le trcisieme Phenomene est,que quoique les differentes agitationsde l’air. qui fönt les bruits differens frappent distinctement I’oreille fans

_fe confondre, chaque agitation , qui fait fon bruit particulier, eit

d’un grand compofee d’une infinite de differentes agitations qui naissent d’unepremiere, & qui jointes & consondues toutes enfemble compofent unfeul bruit: ce qui fe fait par des reflexions conjointes, que tous lescorps voisins produifent, etant frappez parla premiere agitation del’air: en forte que tous ces corps en etant agitez produifent chacunune autre agitation ; & toutes ces agitations fe joignent avec la pre-miere pour aller frapper enfemble l’organe de l’ouie. C’est par cetteraison qu’un tambour au milieu d’une Campagne a un fon tout- ä-faitdifferent de celui qu’il a quand en le battant on vient ä passer le longd’une muraille. Qr j’appelle ces fortes de reflexions conjqintes &Cconfufes pour les distinguer des reflexions distinctes qui forment lesechos, que l’on discerne & que l’on entend feparees du.premier. bruit,dont l’echo est la repetition.

Les a Le quatrieme Phenomene est , que les agitations differentes , que

tions'qüT" c h° c different de divers corps peut caufer en meme temps en plu-1 sieurs

II.

Elle feconfervenonob-stant lesautres a-gitationsqui luifönt con-traires.

III.Elle estcompofee

nombre^'agita-tions.

IV.