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Tome premier.
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PREMIERE PARTIE Chap. I.

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ßeurs endroits , ne s’empechent point les unes les autres': car elles de ? .viennent toutes ensemble frapper l’oreille sans confusion , 8c sans que^'"'"^'^la plus forte empeehe 1a plusfoible , ni que celle qui vient d’un cötes’empc- 6s’oppose ä celle qui vient du cöte opposite, chem

Le cinquieme Phenoraene est, que les agitations ordinaires de fair p°int lessuivent la direction du mouvement qui en dt la cause : ainsi un fouf-flet, uneventail, un eolipyle ne pouslent l’air que devant euxj mais v!l’agitation qui cause le bruit s’etend non feulement en rond comme l^Z>t->-l'agitation de l'eau , mais de tont fern 8c de tous les cotez oü s’etend „

le milieu dans lequel elle est faite , soit que ce soit l’air y seit que ce blui^s’c-foit l’eau. tertd de

Le sixieme Phenomene est, que dans les agitations "ordinaires de tousc °-l’air le mouvement est prompt ä proportion de l’effort que fast la puis- tez ' VIsance qui le cause : ainsi un grand vent va plus vite qu’un moindre.Elle atou-Mais l’agitation qui fait le bruit a tossjours une egale vitesse,soit qu’el- jours unele se fasse avec un grand ou aveo- un petit effort; ainsi qu’il est aise %i! e vi *’de le connoitre par l’Experienee que l’on sait du son de deux cIoches tc e ‘

&: du bruit de deux pieces d’artillerie de differente grandeur : car ceschofes faisant les unes un tres grand bruit, & les autres un beaucoupmoindre, parce que ces bruits tont causez par des puissanees tout-a-faitinegales , ils ne laissent pas d’avoir une vitesse abfolument egale : 6clorfque la grosse cloche & la petite sonnent ensemble , 6c qu’un canon& un pistolet sont dechargez en raeme temps , on les entend toüjoursensemble, quelque longue que soit la. distance ,„ dans laquelle on lespeut entendre.

Chapitre II.

Examen des caufes , que les Philosophes apportent de I’ Agitationparticuliere qui fait le Bruit.-

C Es Observations für l’agitation de l’air , qui dönnent quelque Les caufes *idee de la nature de cette agitation particuliere qui produit le decesPhe-■bruit, par la grande difference qu’on remarque entre ses proprietez 8c ncTon”celles des autres agitations de l’air , ne fournissent pas neanmoms en- po ; ntb ; eff ,eore une connoissance bien distincte , parce qu’elles ne fönt que des connues,effets qui dependent de la maniere particuliere de cette agitation, quiest ce que l’on cherche.

Quelques uns des Philosophes modernes croyent, que le ^particuüer L’opimoade cette agitation consiste en ce que fair , qui dans les agitations or-des i’hilo-dinaires est feulement pousse 8c remue par les corpS qui 1’ agitent , estGoupe 8c comme brise dans l’agitation qui cause le bruit. Mais fup- q^kVl-pose qu’on entende ce que c’est que l’air coupe ou brise , il n’est pas vision de

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