Band 
Tome premier.
Seite
174
JPEG-Download
 

r tu DU BRUIT

evident que la membrane dudiaphragme est difposee costi me il faut pouravoir une pareille tension ä celle qui fait un ton grave dans 1’instru-ment, etant une partie molle & lache en comparaison des autres corpscapables de produire quelque ton ; & la verite est que les reflexionsdes tons femblables se joignent Sc se fortifient mutuellement.lesdiffe- Le quatrieme Phenomene se peut expliquer par le precedent: carrensbruits les differens bruits caufez par des chocs differens ne s’empechent pointne s’era- les uns les autres, a cause que par le moyen des reflexions que chaquepoint ^ C ^ 0C P r °duit, si quelques unes des lignes directes de 1’agitation que lecause des cboe a cause dans fair , fönt empechees par d’autres lignes contrai-reflexions. res , elles sont aifement iuppleees par une infinite d’autres lignes obli-ques, qui apportent ä 1’oreille la merae espece d’agitation que la lignedroite , qui est empechee par une contraire , lui apportoit. L’echo,qui fait un bruit quelquefois plus fort que n’est le premier bruit qui l’aproduit, donne a connoitre quelle est la force de la reflexion dans lebruit : car eile fait une reprefentation qui n’est pas moins vive que. celle qui se fait dans les chofes visibles par le moyen des miroirs ; 8teile 1’est merae quelquefois davantage : ainsi que les rayons ramaflezpar la reflexion dans les miroirs ont le pouvoir de rendre la lumierereflechie beaucoup plus forte que celle qui vient directemcnt du corpslumineux. Cela fe remarque bien evidemment dans le tonerre & dansles coups de canon, ou fouvent l’echo est sans comparaison plus fortque le premier coup , lorsque le premier coup etant fort eloigne , lareflexion se fait en des endroits plus proches , & qui sont disposezavantageusement pour ramasser ensemble un grand nombre de refle-xions faites en un merae temps.

_, y• L e cinquieme Phenomene est , que 1’agitation particuliere qui faitUol? ds' k bruit s’etend de tous les cotez , & non pas sclon la direction des1 ’airse f a ; t corps qui fe choquent, ainfi qu’il arrive aux autres agitations, ou 1’airde tous ne va que du cote que le corps qui Pagite est remue. Ce Phenomenesen s’ de ^ peut expliquer par deux raisons: la premiere est celle des deux Phe-h multU nomenes precedens; scavoir, la multiplicite des reflexions conjoin-tude des tes , qui fait que les obliques fuppleent au defaut des directes. L’a.u-reflexions,tre est, que cette agitation fe fait ainsi de tous sens, parce que lescorps qui fe choquent pour faire du bruit fouffrent le plus fouvent^ eux-memes une agitation de tous les cotez ; tous les corps qui sontcitddes* du bruit ayant leurs parties liees d’une teile man iere, que 1’ebranlement,emotions qu’une partie fouffre quand eile est frappee asses fortem en t pour fairedes corps un bruit conflderable , fe communique a toutes les autres , & lesc toquez. Uranie asses pour etre capables d’emouvoir Pair qui les environne

qui les touche de tous les cotez. Ainsi quand un mur est si peu epais,qu’il peut etre asses ebranle par les coups qu’il recoit d’un cote pourfaire que les parties de lautre cöte foient emües , on entend le coupde 1’autre cote : autrement on ne 1’entend que par des reflexions con-

join-