PREMIERE PARTIE. Chap. IVV i/f :
jointes faites contre d’autres corps.' C’est par cette raison que quandon veut empecher que le bruic d’une chambre ne s’entende non plusau travets d’une cloison qui est fort minee , qu’au travers d’un grosmur , on la fair vuide par le milieu ; afin que ce petit raur etant dif-continue , l’emotion des parties d’un des cotez ne fe puisse communi-quer aux parties de l autre cote , comme' elles fönt quand les deuxcotez de la cloison fönt joints Lc continuez.
Le sixieme Phenomene est, que l’agitation qui fait le bruit a tou- VI.jours une egale vitesse , foit qu’elle fe faste avec un grand ou avec un V a 8 lta ‘petit estort. Ce Phenomene a auffi befoin de l’explication des Laufesde cette agitation particuliere, parce que ces caufes (ainsi qu’il fe ver- les diffe-ra dans la suite) consistent dans le mouvement de plusieurs particules, rensbi-uitsdont le nombre feul fait la grandeur du bruit, la force , que chacune ? U1 ? edes particules a pour lä vitesse , etant toüjours egale. ^cause
Ainsi le mouvement des particules qui fönt le bruit d’un canon qu’elle an’etant pas plus fort dans chacune , que celui de chacune des particu- toujours'les qui fönt le bruit d’un pistolet, il est aife de juger que le bruit de "".'»emel'un, quoique plus grand, ne doit pas etre entendu plütot que le pUncil>esbruit de l’autre , qui n’est plus petit que parce que les particules & q Ue Iaemües ne fönt pas en si grand nombre. Uri plus grand nombre de grandeurparticules n’est point auffi plus capable de surmonter les caufes du re- du kmttardement de leur mouvement qu’un moindre , & les proportions de n „g ^ en< *ce retardement ne fuivent que celles de l’efpace dans lequel le mouve- nombresitent fe fait : en sorte que si douze cens toifes retardent le bruit du des parti-temps de fept fecondes , deux mille quatre cens toifes le retardent de cules c*quatorze secondes : ainsi qu’on en a fait l’experience par le moyen miI£S ‘de deux pendules tenus l’un autant' eloigne de l’autre que le premierl’etoit d’un canon , dont l’Obfervateur qui tenoit le premier pendulev oyoit le feu de trois secondes avant que d’en ou’ir le bruit, lorlquei’Observateur qui tenoit le fecond pendule n’oyoit le bruit que six fe-condes apres en avoir vü le feu.
mm
DU