Sept con-dusionstire'es deces prin-cipes,
18F DU BRUIT
lees, celles qui fönt a l’autre cote emeuvent les particules dont diesfönt corapoiees , & dont le retour agite l’air de la maniere requisepour produire le brüst; mais quand le raur est vuide par le milieu,etant compose d’une double cloifon , le coup que Ton donne ne s’en-tend point a l’autre cote , parce que l’emotion des particules de lasurface interne de la cloifon, qui est frappee, ne sqauroit emouvoir parle moyen de l’air enferme entre les deux cloifons que les particules dela surface interne de l’autre cloifon, bien loin de pouvoir emouvoircelles de sa surface externe ; ce qui seroit necessaire pour faire passerJe bruit du coup jusqu’ä l’oreille.
Tous les Phenomenes des instrumens de Musique , qui fonnent parle vent, s’expliquent auffi fort commodement par cette bypothese del’emotion des feules particules, ainfi qu’il fera dit dans la suite.
On peut conclure de ce qui a ete dit. I. Que quand deux corps föntdu bruit en fe choquant par un mouvement visible , ce n’est point cechoc qui cause immediatement l’agitation de l’air qui fait le bruit;parce que ce mouvement se fait par un trop grand espace pour pou-voir etre cause des Phenomenes particuliers que l’on y remarque , &que pour ces memes effets il ne fe fait pas auffi avec asses de prompti-tude.
II. Que ee fönt les feules particules invifibles qui frappent l’airavec un mouvement invifible auffi, Sc qui a une vitefle extreme, lovf-que par une espece de contrecoup, qui suit le coup par lequel les par-ties ebranlees ont cause un froissement qui a plie les particules, diesretournent ä leur etat naturel par la puisiänce du ressort.
III. Que bien-que les corps entiers , qui par un mouvement visiblefe choquent avec promptitude, fassent ordinairement plus de bruit queceux qui fe choquent avec un mouvement plus lent, il ne s’enfuit pasde la que ce mouvement qui fast le choc fost celui qui remue fast im-mediatement pour faire le bruit; car si cela etoit, le bruit seroit toü-jours proportionne a la vitefle du mouvement visible des corps entiersqui fe choquent, il arrive fouvent neanmoins que des corps qui fechoquent fort lentement fönt un grand bruit. Les choscs que l’ostracle , quoique le racloir'foit conduit lentement , ne laissent. pas defaire beaucoup de bruit. Un archet bien appuye fur la corde , quoiquetire lentement, produit un fon fort eclatant parce que les particulesdu corps racle , de meine que celles du racloir , ne laissent pas d’etrepliees par le frottement. mutuefde ces deux corps, quoiqu’il ne soitpas fast avec promptitude , & il Importe peu avec quelle vitesse lesparticules fönt pliees & tendues , pourvu^que la detente foit prompte ;•le chien d’un fusil, foit qu’il ait ete bände avec promptitude ou lente-ment, a toüjours la meme promptitude dans fa detente.
IV. Que le mouvement du reflort dans chaque corps etant de deuXefpeces, & y ayant un ressort. manifeste , , dans lequel une partie d’une
gran-