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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. Chap. III. 18;

grandeur considerable, apres avoir ete ou pliee, ou etendue , oucomprimee, retourne ä son premier etat par un mouvement vi si b] e &evident } & un ressort imperceptible , qui se fait dans des particulessi perires , qu’il est impoffible de s’appercevoir de leur compression nide leur retour ; le ressort manifeste ne peut etre force que par un ef-sorc considerable; mais l’obscur n’a besinn que d’une legere impul-sion , parce que chaque corps, meine en la moindre patrie, erantcompofe d'une muhitude presque infinie de particules , si Pimpulsionest petite , eile ne remuera qu’une petite quantite de particules, datislelquelles il fe fera toüjours une flexion , une extension , ou une com-pression , & presque au meme moment un retour caule par la vertudu ressort.

V. Qu’il y a deux moyens d’emouvoir & de plier les particules dontle retour produit le bruit : l’un est 1’emotion des parties, de laquellel’emotion des particules s’ensuit j 8c cet ebranlement des parties re-quiert le choc des corps durs , solides , Sc pesans , Sc suppose un res-sort dur & manifeste, qui rend les parties capables d’une fecousse 8cd’un fremissement vif & vehement propre ä fecouer & froisser les par-ticules dont elles fönt composees, & lelquelles par un ressort plus doux& imperceptible produisent immediatement le bruit. L’autre moyen eltl’emotion des particules, que Pagitation de l’air emü avec une promp-titude extreme produit, teile qu’est celle que le retour des particulesemües par d’autres caufes est capable de produire. Et il saut encoreajouter , que l’emotion des particules dans tous les corps est apparem-ment beaucoup plus facile que celle des parties ; parce qu’il arrive fou-vent que cette emotion immediate des particules n’a pas moins de for-ce pour produire un grand bruit, que l’emotion qui provient du chocde deux corps solides, ainsi qu’il fera explique en pariant du bruit dutönerre & de celui des echos. La raifon de cela est , que cette emo-tion immediate des particules etant causee par l’emotion de l’air, ilest aise de concevoir , que fair emü avec la vitesse requise peut emou-voir un bien plus grand nombre de particules, touchant comme il faittous les corps qui environnent ceux dont le choc l’a emü, que les corpsqui fe choquent n’en ont emü immediatement en eux-memes par lechoc.

VI. Que l’extreme promptitude, avec laquelle les particules descorps froissez frappent l’air en retournant ä leur etat naturel , est ca-pable non feulement de lui faire emouvoir l’organe de l’ouxe , maisauffi d’emouvoir les particules des corps voisins , en forte que ces par-ticules des corps voisins peuvent encore par la vitesie de leur retouremouvoir l’air ue la meine maniere , pour aller frapper 1 oreille danscette feconde emotion , avec une force presque aussi grande qu’est cel-le qu’il a dans la premiere emotion : ce qui fait que cette fecondeemotion , que j’appelle la reflexion conjointe , fait une partie consi-

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