SECONDE PARTIE. Ghap. V. m
que les differentes agitations que ces particules fönt capables de pro-duire se trouvent ramaffees dans la cavite du mafque; mais parce qu’ilest un corps sourd , dont les parties fönt difficiles a ebranler , ou qu’iln’a pas une figure commode pour une reflexion eclatante , il ne meleau bruit clair de la voix qu’une reflexion fourde , qui la corrompt 6cl’obfcurcit.
Le Bruit Sourd fe flut, quand les corps qui fe choquent n’emeuvcnt Le bruitqu’un tres petit nombre de parties , parce qu’ils n’en ont que tres peu fourAqui foient capables de reflbrt, 6c asses bien unies pour foutenir le coup,oc n’y pas obeir trop facilement, la plüpart etant penetrees par unesubstance fluide, qui empeche la jonction intime des corpuscules,dont les parties fönt composees , 6c fait qu’elles fönt läches & incapa-bles de retourner a leur premier etat quand elles ont ete comprimees.
Ainsi le fer chaud ne produit qu’un bruit sourd ; parce que les partiesdont il est compofe etant mal-unies ä caufe du melange 6c de l’inter-pofltion des corpuscules fluides du feu , il n’a que tres peu de reflbrt.
Par la m£me railon la laine 6c les autres corps fpongieux ne rendentqu’un bruit sourd quand on les frappe , ä caufe de l’air, qui etant un-tre les parties les empdche de fe toucher 6c de s’appuyer les unes lesautres pour foutenir le coup ; car le coup n’agiflant pas feion tonte faforce , ne peut froifler 6c plier autant de particules qu’il en faudroitpour faire un bruit clair 6c tintant.
C HA PITRE V
De la seconde espece du Bruit Simple , qui eß du Bruitde Verber ätirn.
L E Bruit de Verber ation (ainsi qu’il a ete dit) est ou simple, ouLebmitcompofe. Je ne parle ä prefent que des simples , me relcrvanttraiter des compofez, lorfqu’il s’agira des instrumens ä vent. Le bruitde verberation simple est ou petit , ou excelsis: j’appelle ainsi le bruit especes,du tonerre, 6c celui de l’ärtillerie ; parce que quoique ce bruit ne dis-sere point essentiellement des autres bruits de verberation , fon idecneanmoins paroit avoir quelque ch'ofe de si particulier, qu’il lemble stavoä- a .devoir faire une espece a part j je le place untre les bruits de verbera- le P etic »tion , parce qu’il fe fait par la perculsion que produit la rencorttre & j, ■ p-d’un corps flexible tel qu’est l’air , 6c d’un corps solide tels que fönt sif, te l 'tous les corps que l’air agite par une soudaine rarefaction frappe ennsome temps : car de rnetne que le bruit d’un coup de fouet est unbruit de verberation fort petit , a caufe du peu de particules que l’airement dans un aulsi petit corps solide qu’est un bout de corde: 1c bruit'du tonerre 6c de l’artillerie eil un bruit de verberation excelsis,. a eau-